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Projections de films documentaires

Atelier Vietnam

Les Ateliers Varan, ce n’est pas une école au sens classique et académique du terme : les méthodes de travail y poussent à l’extrême le principe de l’enseignement par la pratique. Tout s’articule, pour chaque étudiant, autour de la fabrication de films « en grandeur réelle ».

C’est aussi un espace de liberté hors des contraintes des lois du marché audiovisuel, on y incite les stagiaires à traverser une véritable expérience cinématographique. Les apprentis cinéastes y apprennent à chercher leur propre chemin de langage.

C’est en réalisant son film que chaque stagiaire s’initie à l’écriture cinématographique, à la prise de vue, à la prise de son, à la réalisation et au montage. Réaliser accélère et inscrit durablement l’apprentissage.

Les Ateliers Varan, école française de cinéma reconnue à l’échelon international, association loi 1901 et ONG sont membres du CILECT (Centre International de Liaison des Ecoles de Cinéma et de Télévision). Ils bénéficient du statut consultatif auprès de l’UNESCO et travaillent régulièrement avec la Direction de la Communication du Ministère des Affaires Étrangères.

En partenariat avec la Ford Foundation, le Goethe Institut Vietnam, la Région Nord-Pas-de-Calais et l’UNESCO.

Mardi 16 mars 2010

- 4 films réalisés en 2009 par les stagiaires 1er niveau à Hanoï

- « LICOGI 12 » (34’) de NGUYEN QUANG Tuân

Derrière un mur de containers, se cachent les logements pour les travailleurs et leurs familles de l’entreprise de travaux publics d’État « LlCOGI ». Travaillant sur de gros chantiers à travers le pays, les hommes sont presque tous absents. Ce sont les femmes qui organisent la vie de la communauté. La saison des pluies approchant, se posent à nouveau les problèmes d’étanchéité, d’évacuation de l’eau et d’insalubrité des maisons.

Régulièrement, des délégations de femmes se rendent au siège de l’entreprise pour revendiquer des logements réhabilités. Mais à chaque fois, la délégation se fait éconduire. La caméra de Tuan nous décrit le quotidien, et suit ce groupe de femmes dans leur combat pour améliorer leur conditions de vie.

- « La chef de quartier » (42’) de HOANG Dung

Un couple de retraités vit dans un petit appartement à Hanoï. Elle était chanteuse et lui compositeur. Elle est Chef de quartier, lui, son assistant. Il raconte avec malice qu’au niveau du quartier, il doit lui obéir. Mais comme il a une position supérieure dans le Parti, hiérarchiquement, il est au-dessus d’elle.

Nous suivons Mme dans son travail de Chef de quartier, une obsession dit son mari, les portes à portes qu’elle effectue dans les immeubles dont elle a le contrôle, où elle va collecter les cotisations et tenter de convaincre les habitants de faire des dons pour les bonnes œuvres.

Parfois, elle mobilise quelques vieux camarades pour assurer une permanence le soir dans la rue et veiller à la sécurité des citoyens ! Dung nous montre l’organisation de la société hanoïenne tombée en désuétude à laquelle M. et Mme croient encore. En filigrane, nous devinons, à travers cette histoire et ces personnages drôles et émouvants, l’efficacité du contrôle social d’autrefois.

- « Toujours à tes côtés » (70’) de KIM Hai

C’est un reportage effectué pour la télévision sur les hôpitaux qui a décidé Hai à réaliser ce film documentaire. Elle avait alors rencontré Phuong, un enfant malade de la leucémie, et sa mère dans un service de pédiatrie. Toute la première partie du film se déroule dans la chambre que Phuong partage avec trois autres enfants et leurs mères, pour suppléer au manque de personnel médical.

A la fin d’une séance de chimiothérapie, Phuong et sa mère rentrent chez eux au village pour une semaine où ils retrouvent sa famille et ses camarades d’école avant de retourner à l’hôpital. Au village, nous apprenons dans quelle difficulté économique la maladie plonge la famille.

Hai filme avec pudeur, au plus près, le quotidien, la détresse, le temps qui passe si lentement pour les petits patients et leurs parents à l’hôpital. Le film nous plonge dans cette atmosphère toute particulière où la chambre d’hôpital devient un monde un part entière. C’est le combat d’une mère pour son fils, où chaque jour passé est une victoire sur la maladie.

- « A quand la fin ? » (40’) de NGUYEN HUONG Lê

A travers le procès de son cousin accusé de consommation et trafic de drogue, Lê filme les problèmes de la drogue qui sévit dans son village et atteint presque chaque famille. Elle tente de comprendre pourquoi son village et sa région subissent ce fléau qui a commencé dans les années 90, au moment de l’ouverture du Vietnam vers l’extérieur mais aussi dans sa région à la découverte de gisements d’or qui ont amené toutes sortes d’aventuriers et de trafiquants.

À la veille du procès, elle filme dans le restaurant de raviolis de sa tante où tous les clients évoquent cette question et la spirale qui a atteint deux générations.

Lê a elle-même perdu un ami très cher. Son film est aussi une douloureuse quête personnelle.


Atelier Vietnam : deux rendez-vous

Mardi 16 mars à 19h

aux Ateliers Varan

- Réservation indispensable : contact@ateliersvaran.com ou 01 43 56 64 04

Site : Ateliers Varan



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Ateliers Varan
6 Impasse Mont-Louis 75011 Paris M° ligne 2 : Philippe Auguste

Atelier Vietnam

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