fontsizedown
fontsizeup
Nos vieux cafés

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Les cafés sont avec les pharmacies et les boulangeries les commerces qui se perpétuent le plus longtemps à la même adresse. La lecture des annuaires le démontre. Ces boutiques changent de propriétaire – ou de gérant – et de décor, bien sûr, mais leur type d’activité demeure. Parfois même, leur enseigne se transmet.

Dans un précédent article publié sur le site La Ville des gens, à l’onglet “ Des lieux †, nous avons parlé du Vieux Saumur et des Folies, deux débits de boissons installés de part et d’autre de la rue Dénoyez depuis cent cinquante ans et davantage. Encore plus fort, notre nouveau “ papier †va traiter de deux établissements dont les origines reposent au cœur du XVIIIe siècle.

L’un est très connu, La Vielleuse, bien en vue à l’angle des boulevard et rue de Belleville ; l’autre, Le Point du jour, campé en face, au coin du boulevard de la Villette, l’était aussi naguère, jusqu’à ce que, en 1973, la rénovation du quartier ne le condamne à la démolition. L’urbanisme rompait ainsi la symétrie qui fit un jour dire à l’écrivain indigène Clément Lépidis que ces deux bistrots populaires formaient les piliers d’une entrée solennelle dans Belleville.

Face à face, de part et d’autre de l’entrée
de la rue de Belleville, les deux cafés vers 1905.

Les ancêtres de la Vielleuse et du Point du jour illustrent un phénomène historique qui, à Belleville et dans d’autres banlieues de la capitale [1], s’est caractérisé par une progressive aliénation des propriétés agricoles tout au long du XVIIIe siècle à partir de la fin du règne de Louis XIV, cela surtout dans les basses parties occidentales de notre pays montueux. Les demeures de campagne de riches bourgeois en profiteront de manière particulière ainsi que les commerces de vin, ces derniers étant souvent ouverts par des paysans reconvertis.

Tel dut être le cas de nos deux “ maisons de boissons †ou “ de bouteille †, comme on disait jadis. En tout état de cause, c’est la plus exacte façon de désigner leur activité car il ne s’agissait pas et ne s’agira jamais vraiment de cabarets champêtres, les fameuses guinguettes, qui abonderont dans le bas de Belleville à partir de la Révolution française. Les guinguettes, en plus de servir boissons et repas, offraient au public l’agrément d’un jardin et d’un parc, avec des aires pour les jeux et la danse. Leur registre était donc plus ample.

La Vielleuse

C’est l’un des points de rendez-vous usuels pour les Parisiens qui ont à faire à Belleville. S’il a tant soit peu l’humeur exploratrice, le visiteur qui pénètre de nos jours dans la Vielleuse par la porte du côté de la rue de Belleville avise tout de suite à gauche, accroché au mur, un singulier élément de décoration : un rectangle de miroir encadré, zébré d’une profonde fêlure et orné de l’effigie peinte d’une joueuse de vielle à roue (voir photo ici présente).

JPEG - 53.1 ko

« Voilà donc la déesse tutélaire de la maison », commence par se dire le curieux, établissant le rapport avec le nom de l’enseigne. Mais une question germe presque simultanément dans sa tête. Pourquoi exposer un bout de miroir fêlé ? Un tel étonnement dénote l’ignorance de l’état des lieux trente ans plus tôt.

En effet, la mise en scène de la musicienne était alors bien différente car sa peinture trônait au centre d’une glace qui, face à l’entrée, courrait tout du long et à l’arrière du comptoir. L’encadré qui se voit de nos jours n’en constitue donc qu’une petite découpe. La glace, en 1982, était déjà fêlée mais une inscription portée au-dessus, et qui a disparu aujourd’hui, donnait l’explication de l’intrigante ornementation.

On lisait : « Malgré la Grosse Bertha qui la blessa le 9 juin 1918, elle [la musicienne] n‘a jamais cessé de jouer l’hymne de la victoire. » [2] Ainsi le miroir zébré et décoré se veut-il le rappel d’un évènement survenu à la fin de la Première Guerre mondiale, quand la glace pâtit du souffle de l’explosion d’un obus tiré par le fameux canon allemand la Grosse Bertha et tombé près du café.

Vers 1978 : la fameuse glace fêlée et l’inscription patriotique.

Mais La Vielleuse, à l’époque, était déjà une très vénérable dame qui avait bien entendu changé plusieurs fois d’aspect au cours de sa longue existence. Remontons le temps de cent cinquante années.

C’est un sinistre qui, rapporte en 1889 le journaliste Emmanuel Patrick [3], présida à sa naissance. L’accident qui en fut cause survint le jour de la fête des Brandons, qui se célébrait chaque année en janvier. Il s’agissait d’une festivité paysanne qui, nullement spécifique à Belleville, était en réalité répandue ; sans doute liée aux rituels du printemps et de la fécondité, elle trahissait un vestige païen.

Voici en quoi elle consistait localement : au niveau d’une ferme ou d’un hameau de cultivateurs, un énorme feu de joie était allumé sur la chaussée. Autour de lui jeunes garçons et filles dansaient des rondes puis, ayant prélevé des brandons, les promenaient tout autour des maisons, des granges et des étables tout en chantant des cantiques.

Le 21 janvier 1740, la fête se déroula à la Vache noire, vieux domaine agricole qui se situait au pied de la chaussée de Belleville, à la hauteur de notre n° 2. La liesse se termina mal. Un incendie déclenché maladroitement par les torches détruisit une grande partie des installations du domaine, qui fut démantelé et vendu par lots dans les années suivantes.

Les flammes épargnèrent relativement la maison fermière de la Vache noire qui, retapée, allait devenir La Vielleuse. Se transforma-t-elle immédiatement en café ? c’est probable mais difficile à assurer car la documentation sur le ou les premiers propriétaires manque. Quoi qu’il en soit, le traiteur Jean-Paul Clause (ou Close) prit en main l’établissement en 1788.

Cet homme, un Lorrain qui avait alors 31 ans, ne jouissait pas vraiment de la célébrité mais s’était taillé une bonne réputation comme maître d’hôtel du maréchal et gourmet bien connu Georges de Contades, à Strasbourg. Passant à son compte, il espéra trouver le succès à Belleville, dont la vogue commençait à s’affirmer parmi les épicuriens de Paris, avec une recette à lui de pâté de foie gras, mais dut très rapidement déchanter.

Il revendit vers 1790-1792 la maison du 2, rue de Belleville à un certain Gilles Dénoyez. Nous reverrons plus loin ce nouveau personnage après nous être un peu attardé sur le cas de Clause. A Patrick, déjà présenté, il apparaît clair que le traiteur fut l’inventeur de l’enseigne de la Vielleuse et que ce nom dériverait simplement du fait qu’il avait embauché une jeune joueuse de vielle à roue pour accompagner le repas des clients. Clause fut probablement aussi celui qui mit en place, pour faire enseigne, une statuette à l’effigie de la musicienne au-dessus de l’entrée de l’établissement. Et l’extraordinaire est que cette sculpture, traversant les siècles, tenait encore sa place en 1982. Emmanuel Patrick affirme cependant qu’à l’œuvre d’origine avait été substituée en 1822 une réplique en terre cuite due à un artiste… sicilien [4]. On la voyait alors dans un renfoncement de la façade

1900. La Vielleuse, à droite. On aperçoit, au pan coupé, la statuette de la musicienne au-dessus du auvent et du fronton, comme en figure de proue.

Le remplacement se fit à l’initiative de Jean-Claude Dénoyez, le fils aîné du Gilles évoqué plus haut et qui, à la mort de son père (1807), prit la tête de l’empire de maisons de boissons constitué par lui à Belleville. La Vielleuse en faisait partie à côté de cinq ou six autres établissements (le Bœuf rouge, le Coq hardi…) auquel Jean-Claude, en 1810, ajouta le légendaire cabaret du Grand Saint-Martin (ancêtre des non moins célèbres Folies-Belleville).

La famille Dénoyez constitue à elle seule le symbole de la grande époque bellevilloise des guinguettes de la Courtille, région où se situaient le Point du jour et La Vielleuse. Entre 1800 et 1848, au sein d’un paysage d’où s’effacèrent progressivement les atours bucoliques du XVIIIe siècle, les cabarets Dénoyez et quelques concurrents telle la maison Favié attireront sur la pente occidentale de la côte de Belleville des foules de Parisiens en goguette [5].

1842 : le départ du cortège de la “ descente de la Courtille †à la barrière d’octroi de Belleville (tableau de Célestin-François Nanteuil). La Vielleuse est cachée par le bâtiment de la douane.

Jules Vallès évoque le café dans son Insurgé. A la date fatidique du 28 mai, qui marque la défaite de la révolution ouvrière de 1871, l’écrivain communard écrit : « Aux fenêtres de La Vielleuse, et de toutes les maisons d’angle, les nôtres ont mis des paillasses, dont le ventre fume sous la trouée des projectiles. » [6]


A cette date, l’exploitant de l’établissement, dont les Dénoyez s’étaient dessaisis, avait pour nom Brûlé. D’autres tenanciers (Mayeur, Epingard puis Audrières…) lui succéderont avant une prise en main durable par la famille Duchemin vers 1912 ; durable car elle se poursuivra jusqu’en février 1982 (sous l’ultime gérance de M. Valette).

1932, La Vielleuse côté terrasse sur le boulevard de Belleville.On note que la petite sculpture de la musicienne a été déplacée par rapport à la photo de 1900 (voir plus haut).

C’est alors que le bâtiment tout en rez-de-chaussée du café fut démoli pour faire place aux constructions modernes que nous connaissons aujourd’hui et au pied desquelles La Vielleuse a repris vie dans d’autres mains, avec une peau différente d’où l’esprit d’antan a disparu.

La moderne Vielleuse, sans statuette.

Un aspect de cette tradition, telle qu’elle se perpétuait dans les années 1950, nous a été rendu par Lépidis : « Miséreux du ballon rouge et du petit blanc qui fait trembler, écrit-il dans Belleville [7], les derniers spécimens de dinosaures de l’ivrognerie hantèrent longtemps le bas de la rue de Belleville. […]

L’histoire de ces gens était tragique. Ils buvaient leurs économies – quand il y en avait –, le travail en cours et la quittance de loyer, le mobilier, le linge. Puis, quand il ne restait plus que des hardes, ils s’en faisaient un balluchon et s’en allaient chercher refuge au comptoir de La Vielleuse ou du Point du Jour, surtout à La Vielleuse, devant la glace que la “Grosse Bertha†fêla […].

La nuit venue, ils couchaient à la terrasse du café sur quelques chaises qu’un garçon compatissant laissait en place, exprès. De semaine en semaine, hommes et femmes, surtout les femmes, tombaient de plus en plus bas dans la déchéance. La dernière étape avant la mort, c’était le renfoncement de l’ancienne boutique du photographe qui jouxtait l’entrée du cinéma Cocorico. » [8]

La Vielleuse. Terrasse dans les années 1970.
On distingue la façade du cinéma Cocorico.

Ce brave Clément forçait sans doute un peu le trait du pittoresque misérabiliste mais l’auteur de cet article peut livrer un témoignage personnel des années 1978-1980 sur la perpétuation du culte de la dive bouteille à La Vielleuse : à l’heure de fermeture, vers 23 heures, quelques clients buveurs de fond demeuraient scotchés au comptoir derrière lequel, du reste, le “ taulier †et le dernier garçon de service n‘étaient pas tellement moins imbibés. Cela donnait des scènes de « vidage » ineffables !

Lépidis rapporte aussi, dans son roman La Main rouge (éd. du Seuil, 1978), que La Vielleuse fidélisait une clientèle de joueurs de billard, dont les meubles étaient disposés au bout de l’ " impressionnante " courbe dessinée par le comptoir, du côté du boulevard.

En 1965, Mme Fau-Duchemin, la patronne, au comptoir.
Derrière elle, l’effigie de la vielleuse peinte à même le miroir.

Au Point du jour

Nous sommes globalement moins riches en informations sur son compte. On peut commencer par se demander si le titre de cet établissement n’a pas un rapport avec le lieu que les paysans bellevillois de l’Ancien Régime appelaient du même nom et qui se situait au belvédère de notre rue Piat, pas très distant, somme toute, du pied de la grand-chaussée de Belleville.

Mais laissons la question de côté. Le Point du Jour aurait un droit d’aînesse par rapport à La Vielleuse. Plusieurs chroniqueurs, dont Emmanuel Patrick et Charles Virmaître, vont jusqu’à avancer son origine dans les décennies initiales du XVIIIe siècle. Une mention de son activité certaine et de son enseigne apparaît en tout cas dans les très curieux Mémoires anecdotiques sur la vie privée de monsieur de Voltaire, de Sébastien Longchamp.

A la date de novembre 1758, cet écrivain occasionnel – qui fut secrétaire de l’auteur de Candide –, rapporte en effet une singulière équipée en terre bellevilloise de quelques nobles femmes de tête et protectrices des philosophes des Lumières, dont la marquise du Châtelet, mathématicienne et physicienne, traductrice d’écrits de Newton et par ailleurs maîtresse de M. François Marie Arouet [9] ; la comtesse de Boufflers, grande salonnière, la marquise du Deffand, teneuse de salon elle aussi et épistolière de haut rang, Louise Julie de Mailly, enfin, esprit cultivé et femme gracieuse comptant parmi les favorites de Louis XV.

Ces intéressantes personnes se sont retrouvées une fois à souper au Point du jour parce qu’elles n’avaient pu trouver place aux tables du Tambour royal, chez Ramponeau, le cabaret cultissime de l’époque à Paris et dans toute la France [10].

Les plaisirs de la Courtille à la grande époque (gravure vers 1820).

Le passage, même accidentel, de ces doctes dames conféra-t-il durablement au Point du Jour le blason de café littéraire ? On en jurerait volontiers car, de 1830 à 1850, en pleine époque de la gloire de la Courtille, il avait les faveurs des écrivains et des artistes.

On y voyait alors souvent attablés le dramaturge Merville, le romancier, dramaturge et poète Saintine (auteur du Mutilé), le conteur Michel Masson – qui ne se déplaçaient guère en venant là car ils habitaient tous trois du côté de notre rue Piat [11] – et le chroniqueur Eugène Briffaut. Ils voisinaient avec le peintre Narcisse Diaz de la Peña, de l’école de Barbizon, le lithographe Jules Coigniet et le sculpteur Antoine-Louis Barye, célèbre pour ses œuvres animalières (dont le Lion assis du Louvre).

Une anecdote d’un tout autre genre s’attache à l’histoire de notre café en 1848. C’est en effet en ses murs que, aux lendemains de l’émeute ratée contre l’Assemblée nationale, le 15 mai, la police arrêta le révolutionnaire Villain. Il s’était réfugié dans Belleville mais fut dénoncé par le faux ami qui l’hébergeait [12].

Crispoul, Seurre, Allary et Caux apparaissent dans les Annuaires Bottin-Didot comme des exploitants successifs du café après 1850  [13] . Sur les fameuses cartes postales des années 1900, l’enseigne se voit accompagnée de l’indication « maison D. Girard » et, vers 1925-1929, Le Point du Jour était aussi connu sous la désignation de café Astord, nous apprennent les cartons d’invitation de l’érudite Société du Vieux Belleville, qui y donnait des conférences. A la même époque, le café passait des réclames vantant sa qualité dans le journal local Le Funi.

Le Point du jour autour de 1905.

Il semblerait que le dernier patron de l’établissement ait été, à partir de 1931, la société Saint-Etienne et Johannin. Le Point du jour perdit peu à peu de sa superbe d’autrefois mais conservait encore, à Belleville, de nombreux partisans quand tomba, en 1971, l’avis d’expropriation qui préluda à la démolition, deux ans plus tard, de l’immeuble qui l’abritait . A son emplacement s’étend dorénavant le jardin qui pare le pied du bloc monumental où siège le syndicat CFDT.

Le même endroit en 2011.

La Vielleuse est à présent veuve. Dans sa salle au décor très design, il faut imaginer que les fantômes des clients d’autrefois peinent à se retrouver. Sans remonter très loin, que dirait la grande chanteuse réaliste Berthe Sylva du nouveau look du café où elle aimait prendre un petit verre, en voisine car elle habitait rue de Pali-Kao ?

Et l’accordéoniste de légende Jo Privat n’en perdrait-il pas les notes de sa java swing, lui qui, au tout début des années 1930, gamin de Ménilmuche encore apprenti du piano à bretelles, vint faire la manche ici ?

Et puis l’actrice et réalisatrice Juliet Berto, l’une des égéries du cinéma français de la décennie 1970, qui eut le bonheur, et l’honneur, de fixer sur la pellicule de son film Neige les ultimes lueurs de l’astre bistrotier bellevillois d’hier avant son éclipse définitive.

Il y a au moins une chose qui, d’une Vielleuse à l’autre, n’a pas changé, c’est la fréquentation des mamans juives : depuis cinquante ans, elles dressent chaque après-midi sans désemparer leur salon de thé à la terrasse du boulevard de Belleville.

Maxime Braquet

La vielleuse, imperturbable, tourne toujours son instrument en 2011.
On ne saurait dire quand cet ornement fut mis en place
mais le style du dessin est manifestement ancien.


[1] Rappelons que, jusqu’en 1860, Belleville fut une commune indépendante de Paris.

[2] Au moment de l’explosion était présent Charles Barock (selon Louis Bergeret*), un artiste de music-hall très aimé à Belleville : il assista aux premiers pas de chanteur du Ménilmontanais Maurice Chevalier et dirigea le Concert du Commerce, rue du Faubourg-du-Temple*. Il ne fut pas blessé mais sérieusement commotionné (selon Louis Bergeret, Mes Trente Ans de théâtre et de music-hall, 1929).

[3] Ce chroniqueur, entre 1884 et 1890, rédigea pour le Courrier français une longue série d’articles sur les vieux bals et cafés de Paris. Nous en avons tiré de nombreuses informations pour l’écriture de notre propre texte.

[4] Le choix de la joueuse de vielle à roue comme fétiche a en outre pu être encouragé par le personnage légendaire de Fanchon la Vielleuse, centre de l’histoire d’une vraie musicienne de village “ montée †à Paris de sa Savoie natale et sur laquelle la rumeur a brodé un destin exceptionnel. De bouche à oreille, la légende circulait beaucoup dans le dernier quart du XVIIIE siècle. Elle vécut encore un bon moment au siècle suivant, inspirant l’écriture de plusieurs pièces de théâtre à succès.

[5] On pourra lire à ce sujet la brochure La Gloire de la Courtille que, en 2004, j’ai rédigée, avec la collaboration de Mme Christiane Douyère-Demeulenaere, pour l’Association d’histoire et d’archéologie du 20e arrondissement (AHAV).

[6] La Vielleuse n’a pas joué dans l’époque précommunarde un rôle comparable à celui de la salle Favié ou des Folies-Belleville (Dénoyez). Le 2 février 1869, dans le contexte d’élections législatives et pour pallier la carence momentanée du Dénoyez, eut cependant lieu en ses murs une réunion publique ou l’on discuta des mandats populaires à confier aux candidats Briosne, Millière, Hugo et Rochefort.

[7] Livre coécrit avec l’historien Emmanuel Jacomin, éd. Veyrier, 1988.

[8] Au 128 du boulevard de Belleville. Ce cinoche de quartier, doté d’une étonnante cabine de projection en saillie sur la rue, a été démoli luis aussi en 1982.

[9] Longchamp, auparavant, avait été le valet de chambre de madame du Châtelet. Il était donc bien informé sur le couple.

[10] Le Tambour n‘était point très éloigné du Point du jour puisqu’il se situait au point de rencontre des rues de l’Orillon et Saint-Maur.

[11] D’après Charles Nodier et Louis Lurine, Les Environs de Paris, paysage historique, monuments, mœurs, chroniques et traditions, 1844. Ces deux auteurs apportent la précision que les habitations de Saintine et de ses collègues se situaient “ près des deux moulins †, c‘est-à-dire au bout de l’ancienne villa Ottoz, aujourd’hui allée du parc de Belleville.

[12] Désigné président du club bellevillois des Droits de l’homme début mars 1848, Villain anima sans doute sous le règne de Louis-Philippe les sociétés républicaines conspiratrices de notre “ montagne †. Le menuisier Deprat, autre membre du club susnommé, habitait l’immeuble même du Point du Jour.

[13] Le propriétaire, dans toute cette époque, pourrait être la famille Derondel que cite Emmanuel Patrick.


Partagez cet article :

Agenda

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

« mai 2012 »
L M M J V S D
30 1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
 

Réactions


modération à priori

A cause du SPAM ce forum est modéré :

- Votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.
- l'insertion de code, ou la mise en forme de votre texte est désactivé
- les commentaires comportant des liens sont supprimés.

Si vous souhaitez faire connaitre votre activité, contactez nous plutôt que de poster un commentaire, ce sera beaucoup plus valorisant et efficace pour votre activité.

Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

Retour en haut de page
Les sorties : par thèmes
Les sorties : jeudi 24 mai