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Place des Fêtes

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Le coin des associations


Nous avons déjà salué, et saluons à nouveau ici, la naissance d’une nouvelle Association : "Place des Fêtes", héritière, en quelque sorte, de l’ancienne "Place des Fêtes Avenir", même si ce ne sont pas les mêmes habitants qui la composent.

Pourquoi héritière ? Parce que l’histoire d’une lutte laisse des traces dans un quartier ; surtout si elle a duré 10 ans, et que même si le flambeau passe
à d’autres mains, il reste toujours une mémoire.

C’est aussi que les revendications des habitants, même si la population du quartier a bien changé en une décennie (ce qui explique entre autres les différences de "point de vue" dont parle Jean Reby), n’ont pas changé, parce qu’elles sont entièrement justifiées et correspondent à des besoins réels :

Nous en prenons pour exemple la revendication d’une Maison de Quartier, seule capable de répondre aux besoins d’animation socio-culturelle d’un ensemble regroupant plus de 30.000 personnes (l’équivalent
d’une petite ville de province ! Or quelque ville de province n’a pas sa salle des Fêtes, son cinéma, sa maison de la culture ?). Il nous paraît intéressant de noter que la nouvelle association reprend cette revendication : jusqu’à quand les pouvoirs publics feront-ils la sourde oreille ?


« Place des Fêtes »

Depuis quatre ans j’habite Place des Fêtes

Comme beaucoup des 30.000 habitants qui vivent maintenant dans notre quartier, je suis devenu "Placefêtois" par un beau jour de septembre 1979.

Vivre dans une tour n’a jamais enthousiasmé personne, encore moins un ancien rural : … "mais tu verras, m’a dit un ami, c’est une place très animée".

En fait d’animation, j’ai trouvé le marché du dimanche, puis apprécié MACHON, chanteuse de Belleville à la voix d’Édith PIAF… Il y avait bien aussi une association manifestant dans le quartier sur le fait qu’on lui retirait ses locaux,… seulement je ne comprenais pas, de plus il était un peu tôt pour que je me joigne aux manifestations. La place me paraissait alors une entité difficile à cerner, mon ensemble locatif me semblait par contre plus immédiatement à l’échelle humaine. Après un an et demi d’observation et d’attente, une proposition est faite par quelques locataires des 467 logements de nos deux tours : cette fois c’est parti, et je me retrouve président de ALTOO [1]

Nos illusions étaient grandes : nous pensions en effet bénéficier pour un tel ensemble de quelques m² dits sociaux pour réunir les habitants des deux
tours et entreprendre des activités. Notre gentillesse au début, des négociations plus fermes ensuite le menèrent à rien : tout était bloqué malgré l’intervention d’élus. Après nous avoir laissé espérer un rez-de-jardin, notre société propriétaire nous a rétorqué qu’elle n’avait jamais prévu ce genre de local, et ne le faisait que lorsque la loi l’y contraignait. La loi QUILLOT votée en 1982 ne change d’ailleurs rien à cet état de droit.

Alors que faire ? Rechercher du côté du reste du quartier ? Une petite boutique s’est ouverte rue des Fêtes, nous discutons d’actions communes pour récupérer des locaux sur le quartier, et me voilà au bureau de PFA. Des démarches sont alors engagées avec d’autres associations de locataires de la place pour obtenir un local SACI disponible, là aussi sans succès.

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Un des stands… Celui de Place des Fêtes.


Nous sommes partis de PFA pour une : « Place des Fêtes » une nouvelle association qui s’est donné les objectifs suivants :
- Favoriser la vie sociale et culturelle entre tous les habitants de la Place des Fêtes et des environs en offrant des activités adaptées à toutes les catégories d’âge et de culture de la population.
- Encourager la solidarité entre les différentes catégories sociales de la population.

Notre premier souci a été d’organiser une fête le 8 octobre.

Certes, la nouvelle association a lancé des activités (ciné-club, randonnées pédestres), elle en lancera de nouvelles (animation musicale, etc), mais il
faut reconnaître que pour soutenir ces différentes activités et beaucoup d’autres émanant d’autres associations, une maison de quartier s’avère indispensable.

Ceci a d’ailleurs été indiqué dans les statuts de « Place des Fêtes », qui précisent : « Vouloir mettre en œuvre tous les moyens en son pouvoir pour favoriser l’établissement d’une maison de quartier ouverte à tous et le moment venu participer d’une façon active à sa gestion en relation avec les autorités et les autres associations ».

L’association « Place des Fêtes » a amorcé une série de démarches pour qu’un jour nous arrivions à un résultat, - ça sera long, difficile.

Pour l’instant nous écrivons et discutons très calmement avec les élus de l’arrondissement. Mais les élus sont les élus ; pour qu’ils aient les uns et les autres une oreille attentive à nos désirs, il convient qu’ils sentent, au delà de notre action, une demande pressante de toutes les associations et des diverses catégories d’habitants de la Place et des environs. Actuellement nous nous efforçons de rechercher les emplacements disponibles susceptibles de recevoir cette maison de quartier et de les signaler aux autorités compétentes.

Le C.I.C.A de son côté est là pour que nous posions des questions ; nous avons commencé à le faire, nous continuerons. Rien n’empêche cependant que les autres associations implantées sur la Place ou dans ses environs en posent à leur niveau.

Nous voudrions sur ce point lancer un vaste débat auprès des associations et des habitants de la Place, chacun a, sans doute, sa propre idée.
Écrivez-nous, le débat est lancé, nous y reviendrons dans « Quartiers Libres ».


Jean REBY
Président de l’Association "Place des Fêtes".


Article mis en ligne par Mr Antoine Seck, collaborateur à La Ville des Gens, actualisé en septembre 2013.

Quartiers Libres, le canard de Belleville et du 19ème (1978-2006) numérisé sur le site internet La Ville des Gens depuis 2009.

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Rédacteur – Chargé des relations avec les publics

Téléphone 01 77 35 80 88 / Fax 01 40 36 81 57

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Consultez nos archives sur :
Quartiers Libres Numérique sur la Ville des Gens

[1ALTOO : Association des locataires des Tours Orient et Occident.

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Réactions
par Andras Fenris - le : 3 juillet 2011

place des fêtes

Bonjour,

Je suis écrivain et je suis sur le point de sortir un roman qui se déroule en 1969, juste avant la destruction du quartier au nord de la Place des Fêtes.
C’est là que j’habitais avant d’être déporté en banlieue.

Peut-être pouvez-vous m’aider.
J’avais compris, à l’époque, que les tours qui ont été construite à la place de mon quartier étaient résidentielles (appartements vendus à des propriétaires particuliers). Je comprends maintenant qu’il y a aussi des tours de type HLM. Ces dernières sont-elles venues après coup ? Quelle est la mixité, la proportion de tours résidentielles et HLM ? Avez-vous ce type d’information ?

Je serais ravi de pouvoir vous parler de vive-voix.

Cordialement,

Andras Fenris
0678 22 99 35

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