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Lectures, projections,

Paris En Toutes Lettres au 104

Un temps fort pour la littérature à Paris, autour de trois lieux principaux (La Gaîté lyrique, le Point Éphémère et le CentQuatre) et à travers la ville...Du 5 au 8 mai 2011, se déroulera la 3e édition du festival littéraire Paris en toutes lettres.

PROGRAMME DU 104 - 19ème arrondissement


VENDREDI 6 MAI

RENCONTRES

19H / SALLE 200

Juan Gelman et Margo GlantzRencontre avec deux grandes figures de la littérature hispano-americaine, le poète argentin Juan Gelman et la romancière mexicaine Margo Glantz, qui partagent une même inclinaison pour les thèmes de la memoire et de l’exil.Juan Gelman, "Lettre ouverte" suivie de "Sous la pluie étrangère", Présenté et traduit par Jacques Ancet, éditions Caractères 2011.Margo Glantz, "Les Généalogies", traduit de l’espagnol (Mexique) par Françoise Griboul, Folies d’encre, 2009.•


LECTURES

- 19H / ÉCURIES

Thierry Beinstingel et Nathalie Kuperman. Deux récits qui interrogent les conditions de travail aujourd’hui. Entre craintes, manigances et soupçons, tous les travers de l’entreprise capitaliste passent au crible de la plume de ces romanciers.

Thierry Beinstingel, "Retour aux mots sauvages", Fayard, 2010. Nathalie Kuperman, "Nous étions tous des êtres vivants", Gallimard, 2010.


SCÈNE LITTÉRAIRE

Dany Laferrière, « Sa bibliothèque idéale »L’écrivain québéco-haïtien Dany Laferrière présente sa bibliothèque idéale. Il a choisi de s’installer dans l’endroit qu’il préfère pour lire : une baignoire."Tout bouge autour de moi", Grasset, 2010.



- 20H30 / SALLE 200

Laurent Gaudé, "Tombeau pour Palerme" (nouvelle inédite)Le 23 mai 1992, Giovanni Falcone est assassiné. Son ami Paolo Borsellino, juge antimafia lui aussi, sait désormais ce qui l’attend. Repensant à sa vie de lutte et de sacrifice, il déambule dans les rues du marché de Ballaro à Palerme, sans savoir qu’il ne lui reste plus que deux mois à vivre.



- 20H30 / ÉCURIES

Arthur Nauzyciel, "Jan Karski" de Yannick HaenelMetteur en scène, comédien, directeur du CDN d’Orléans, Arthur Nauzyciel adapte "Jan Karski" de Yannick Haenel. Il lira des extraits du roman en présence de l’auteur, avant de présenter sa création au festival d’Avignon 2011.



- 21H / SALLE 400

Jacques Gamblin, "La Nuit sera calme" de Romain GaryC’est sous couvert d’un entretien fictif avec son ami d’enfance François Bondy que Romain Gary s’entretient avec lui-même dans "La Nuit sera calme". De ces années d’engagement dans la France Libre aux débuts de sa carrière diplomatique, l’auteur de "La Promesse de l’Aube" livre un récit autobiographique où l’on retrouve sa tendresse et son humour teintés d’une éternelle et poignante interrogation identitaire. •


CONCERTS LITTÉRAIRES

- 19H / SCÈNE LITTÉRAIRE

Mathias MalzieuMathias Malzieu, accompagné de son ukulélé, conte l’histoire merveilleuse d’un homme qui veut tuer la mort et tutoyer les cieux.

Une réflexion rare sur le pouvoir de la vie, et de l’amour. Mathias Malzieu, "Métamorphose en bord de ciel", Flammarion, 2011.



- 22H30 : CABARET LITTÉRAIRE, L’ART DE L’INSULTE

Pour découvrir l’imagination sans limite des écrivains et l’art subtil de l’insulte littéraire de Shakespeare à Artaud en passant par Voltaire, Apollinaire, Céline ou Bukowski, le tout agrémenté de quelques perfidies inédites commandées à des auteurs contemporains, Thomas Clerc, Iegor Gran, Denis Grozdanovitch, Édouard Launet, Yves Pagès, Lydie Salvayre. « Le premier être humain à jeter une insulte plutôt qu’une pierre est l’inventeur de la civilisation » disait Freud. À vérifier.Mise en voix : Charlie Degotte.Avec les comédiens de la Comédie-Française : Michel Vuillermoz, Christian Heck.Attention, cette proposition peut heurter la sensibilité des plus jeunes


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SAMEDI 7 MAI 2011

RENCONTRES

- 14H / SALLE 200

Projection du film de Robert Bober : "On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux", POL, 201


- 15H / SCÈNE LITTÉRAIRE

Rencontre Erri de Luca et Robert BoberSuite a la projection du film "Erri de Luca" de Robert Bober, ces deux écrivains pour qui mémoire et passé constituent le ciment de la création, dialoguent.

« Le sentiment de corriger le passé est un sentiment impossible mais dont je ne peux ni ne veux me libérer » dit Erri de Luca, tandis que Robert Bober pensait intituler son dernier livre "Je vadrouille autour de mon passé" (Henri Calet). Erri de Luca, "Le Poids du papillon", traduit de l’italien par Danièle Valin, Gallimard, 2011. Robert Bober, "On ne peut plus dormir tranquille quand on a une fois ouvert les yeux", POL, 2010.



- 15H / SALLE 200

Dany Laferrière et Enrique SernaL’écrivain québéco-haïtien Dany Laferrière, prix Medicis 2009, est salué comme l’un des meilleurs auteurs francophones. Enrique Serna connaît un vif succès notamment en Amérique du Sud ; Gabriel Garcia Marquez fait partie de ses fervents admirateurs. Leurs styles ne sont pas si éloignés : on retrouve dans leurs livres une même férocité, teinté d’humour grinçant, pour décrire la société contemporaine.Dany Laferrière, "Tout bouge autour de moi", Grasset, 2011. Enrique Serna, "Quand je serai roi", traduit de l’espagnol (Mexique) par François Gaudey, Métaillé, 2009.



- 16H30 / SCÈNE LITTÉRAIRE

Imre Kertész

Un grand entretien avec l’écrivain hongrois Prix Nobel de littérature 2002 « pour une œuvre qui dresse l’expérience fragile de l’individu contre l’arbitraire barbare de l’histoire. »



- 16H30 / ÉCURIES

Delphine Coulin et Fabio GedaDe l’Afghanistan à l’Italie, en passant par le Pakistan, l’Iran, et la Turquie, voilà l’itinéraire insensé du jeune Enaiatollah Akbari. Fabio Geda fait le récit bouleversant de cette odyssée bien réelle d’un enfant de dix ans qui fuit le régime taliban. Il dialogue avec Delphine Coulin, qui oriente elle aussi le roman vers le récit documentaire : elle s’attache au destin de Samba, immigré clandestin malien qui, au gré des menaces d’expulsions, tente de survivre en France.

Delphine Coulin, "Samba pour la France", Seuil 2011. Fabio Geda, "Dans la mer il y a des crocodiles", "L’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari", traduit de l’italien par Samuel Sfez, Liana Levi, 2011.



- 17H / SALLE 200

Yannick Haenel et Camille de ToledoDans Le Sens du calme, Yannick Haenel décrit treize moments de vie, « instants de foudre », « expérience(s) de vertige », fondateurs de son identité d’écrivain. "Vies pøtentielles" est une prière pour l’homme du XXIe siècle dont Camille de Toledo dit la fêlure intrinsèque dans de courtes fictions en formes de portraits fragmentés. Au cœur de ces deux ouvrages portés par une poésie similaire, s’élabore une réflexion sur le morcellement des êtres et le sens de l’écriture.

Camille de Toledo, "Vies pøtentielles", coll. « La Librairie du XXIe siècle », Seuil, 2011.
Yannick Haenel, "Le Sens du calme", Mercure de France, 2011.



- 18H / SCÈNE LITTÉRAIRE

Jérôme Ferrari, Jean Hatzfeld, Laurent MauvignierTrois écrivains pour une rencontre exceptionnelle sur l’interaction entre littérature et réel. Trois auteurs aux prises avec l’Histoire et la violence qui s’inquiètent du monde et l’interrogent profondément.Jérôme Ferrari, "Où j’ai laissé mon âme", Actes Sud, 2010. Jean Hatzfeld, "Où en est la nuit", Gallimard, 2011.Laurent Mauvignier,"Ce que j’appelle oubli", Minuit, 2011.



- 18H / ÉCURIES

Iegor Gran et Jean-Pierre OstendeS’attaquer par la satire a ce qui semble inattaquable, voilà ce qui réunit les féroces Iegor Gran et Jean-Pierre Ostende. Le premier, avec "L’Écologie en bas de chez moi", use de son humour froid réjouissant pour décrypter les soubassements glaçants de l’idéologie écolo. En décrivant une mission d’audit sur la souffrance au travail qui dévie en une folle enquète mortelle, Jean-Pierre Ostende plonge quant à lui avec une fantaisie débridée dans l’absurdité du monde de l’entreprise.Iegor Gran, "L’Écologie en bas de chez moi", POL, 2011.Jean-Pierre Ostende, "Et voraces ils couraient dans la nuit", Gallimard, 2011.



- 19H30 / SCÈNE LITTÉRAIRE

Hanif KureishiDe mère anglaise, et de père pakistanais, l’écrivain Hanif Kureishi place la question de l’intégration au coeur de ses romans. Il est également connu pour ses scénarios notamment "My beautiful Laundrette" et "Sammy et Rosie s’envoient en l’air" réalisés par Stephen Frears.Hanif Kureishi, "Le Déclin de l’Occident", traduit de l’anglais par Florence Cabaret, Christian Bourgois, 2010.



- 19H30 / ÉCURIES

Iain Sinclair tourne autour de Londres en marchant le long du périphérique M25. Il décrit les parkings, les stations-service, les supermarchés et les banlieues-dortoirs. En marchant, il relève les métamorphoses, et les agressions subies d’un paysage urbain, et établit des connexions invisibles.

Entretien avec l’écrivain et journaliste Philippe Vasset, auteur de la postface.Iain Sinclair, "London orbital", traduit de l’anglais par Maxime Berrée, Inculte, 2010•


LECTURES

- 14H ET 21H / SALON (ÉCURIES)

"Vernissage" de Vaclav HavelVera et Michael reçoivent Ferdinand à dîner. Ils ne lui épargnent rien pour lui démontrer les mérites du confort moderne et l’absurdité de sa vie d’intellectuel engagé. À quoi bon la politique quand la société nous offre tant de plaisir ? Pourquoi faire la révolution lorsqu’on possède un décortiqueur d’amandes ? Insensible à cette comédie du bonheur domestique, Ferdinand plonge Vera et Michael dans une angoisse comique et la soirée bascule.Adaptation : Stephan Meldegg et Marcel AymoninMise en scène : Adrien de VanAvec : Rachel Arditi, Bertrand Combes et Mikaël Chirinian



- 16H / SALLE 400

Jacques Bonnaffé, Denis Podalydès, "D’un retournement l’autre"de Frédéric LordonComédie sérieuse sur la crise financière, en trois actes et en alexandrins de Frédéric Lordon avec Denis Podalydès, Jacques Bonnaffé, Patrice Bornand, Francis Leplay, Christian Benedetti.Économiste, Frédéric Lordon est connu pour ses essais critiques sur la mondialisation financière. Il a choisi le théâtre pour mettre en scène la crise de la finance mondiale. Si la forme évoque la tragédie classique, "D’un retournement l’autre" est aussi une farce sinistre qui dresse un portrait dévastateur de notre élite.



- 19H / SALLE 200

Micha Lescot, "Récits de la Kolyma" de Vargam Chalamov"Les Récits de la Kolyma" du dissident soviétique Vargam Chalamov, qui passa plus de vingt ans de sa vie au goulag, témoignent de l’horreur concentrationnaire tout en interrogeant le pouvoir du langage et de la littérature face à l’indicible.Le comédien Micha Lescot lit des extraits de ce texte composé de fragments tour à tour narratifs, réflexifs ou poétiques.



- 21H / SALLE 200

Marcial di Fonzo Bo, "Une petite douceur" de Raymond CarverL’écrivain américain Raymond Carver, représentant majeur de la short story , est un peintre du désenchantement. Dans "Une petite douceur", des parents veillent leur enfant tombé dans le coma après un accident le jour de son anniversaire. Parallèlement, le boulanger qui a préparé le gâteau de ce jour de fête s’agace de n’avoir pas de nouvelles du couple.Nouvelle extraite du premier volume des "Oeuvres complètes" (L’Olivier) traduit de l’anglais (États-Unis) par Jacqueline Huet et Jean-Pierre Carasso.


CONCERTS LITTÉRAIRES

- 15H / ÉCURIES

Olivia Rosenthal

Accompagnée de Philippe Bretelle (musique, guitare, voix),Philippe Avia (musique et arrangements)

« Dans le cadre d’un projet sur l’architecture en paroles (projet initié lors d’une résidence au CENTQUATRE en 2007), j’ai eu envie de travailler, non plus à l’échelle d’un bâtiment mais d’une ville. Grâce à l’aide du conseil général de Seine-Saint-Denis et de la médiathèque Elsa Triolet (Bobigny), j’ai rencontré des habitants de Bobigny et ai écrit des textes sur l’appréhension qu’ils pouvaient avoir de leur cité. Philippe Bretelle et moi avons ensuite conçu des affiches que nous avons collées nous-mêmes dans la ville durant l’été 2010. Lecture musicale de ces textes et affiches, autre manière de parcourir les territoires, de suivre les lignes de fuite, les zones, les banlieues, les quartiers, les frontières, les passages. » Olivia Rosenthal.



- 21H / SALLE 400

- Dick Annegarn

Le chanteur Dick Annegarn entretient une relation forte a la littérature, il a notamment créé le Festival du Verbe dans son village à côté de Toulouse. Un lien qui transparait dans ses chansons fleuves, à double fonds et à tiroirs. Seul avec sa guitare, il fait entendre son goût pour la littérature orale, pour Nietzsche, Rimbaud, Edgar Allan Poe, Attila Jozsef et bien d’autres


- 22H30 / SCÈNE LITTÉRAIRE : LE BAL LITTÉRAIRE

Imaginé par Fabrice Melquiot - artiste associé au Théâtre de la Ville - et Emmanuel Demarcy-Mota, le bal littéraire est devenu le moment incontournable de Paris en toutes lettres. Lecture, musique et danse s’enchaînent sous la Nef du CENTQUATRE.

Avec Marion Aubert, Nathalie Fillion, David Lescot, Yves Nilly et Rémi De Vos.Proposé par le Théâtre de la Ville et la Coopérative d’écriture.


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DIMANCHE 8 MAI 2011

- 12H : LE BANQUET LITTÉRAIRE

À table avec les deux écrivains américains Jim Harrison et Jay McInerney, invités et complices de ce banquet littéraire, se mêlent plaisirs littéraires et culinaires. Tous deux ont exprimé dans leurs oeuvres leur goût pour la bonne chère et les bons vins. Sur trois chaises d’arbitre, des comédiens lisent certaines de leurs œuvres et nous font entendre d’autres textes, écarts impromptus à l’écoute du monde. Imaginé et scénographié jusque dans ses plus infimes détails par Brigitte de Malau, cuisinière et plasticienne, le repas, parfumé des poivres de zanzibar et d’huile d’olive, se veut une danse combinatoire des cinq sens. Lectures par Eve Chems de Brower, Laurent Poitrenaux et sous réserve Alex Descas.Le Banquet Littéraire s’adresse exclusivement aux adultes. Un Banquet des Enfants a été imaginé tout spécialement pour les petits accompagnés de leurs parents.En partenariat avec le restaurant Les Grandes Tables.

Participation au frais : 10€

Sur réservation uniquement : > en ligne> par téléphone : 01 53 35 50 00


RENCONTRES

- 15H / SCÈNE LITTÉRAIRE

Jim Harrison, l’écrivain des grands espaces, ne cache pas son goût pour la capitale française : « Paris est ce que l’homme a fait de mieux. » L’auteur de "Légendes d’automne", "Dalva", "La Route du retour" ou "Une odyssée américaine", s’arrête le temps d’une conversation sur la scène littéraire de Paris en toutes lettres. Avec la participation exceptionnelle et amicale de Jim Fergus.Jim Harrison, "Une odyssée américaine", traduit de l’anglais (États-Unis) par Brice Matthieussent, Flammarion, 2009.Jim Fergus, "Marie Blanche", traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Luc Piningre, Le Cherche Midi, 2011.



- 15H / ÉCURIES

Jeanne Benameur et Gérard Mordillat

Les romans de Jeanne Benameur et Gérard Mordillat décrivent le monde ouvrier contemporain, ses désillusions et ses révoltes : une lutte prolétarienne est-elle encore possible, utile ? Rencontre entre deux auteurs qui sondent les notions de classe sociale et de barrières culturelles.Jeanne Benameur, "Les Insurrections singulières", Actes Sud, 2011. Gérard Mordillat, "Rouge dans la brume", Calmann-Levy, 2011.



- 16H30 / SALLE 200

Mathieu Lindon, Serge RenkoAprès une lecture de "Ce qu’aimer veut dire" par Serge Renko, Mathieu Lindon évoque son expérience amicale et intellectuelle auprès de Michel Foucault. Le récit qu’il fait des six années où il côtoie l’éminent penseur est aussi un témoignage pudique et touchant sur sa relation à son père, Jérome Lindon, disparu en 2001."Ce qu’aimer veut dire", Minuit, 2011.



- 16H30 / SCÈNE LITTÉRAIRE

« Le Printemps arabe »Darina Al Joundi, Hélé Beji, Kamel Daoud, Gamal GhitanyUne romancière libanaise, une essayiste tunisienne, un écrivain-journaliste algérien et un romancier égyptien se réunissent pour évoquer le « Printemps arabe » et le rôle de la littérature dans ces moments de révoltes politiques et sociales historiques.Darina Al Joundi et Mohamed Kacimi, "Le Jour où Nina Simone a cessé de chanter",Actes Sud, 2008Hele Beji, "Islam Pride. Derrière le voile", Gallimard, 2011. Kamel Daoud," Le Minotaure 504", Sabine Wespieser, 2011.Gamal Ghitany, "Muses et égéries", Seuil, 2011.



- 16H30 / ÉCURIES

Ron Leshem et Jean-François RouzièresComment retrouver la parole et exercer sa liberté ? C’est la question que pose "Niloufar", le roman du journaliste israélien qui décrit le quotidien de la jeunesse iranienne de Téhéran, tentant d’échapper à la pression du régime des mollahs par l’alcool, la drogue, et les amours festifs. Il dialogue avec Jean-Francois Rouzières qui raconte avec beaucoup de force dans "Le Revolver de Lacan" une autre forme de combat pour la parole : celui d’un jeune soldat français qui revient aphasique d’une violente mission en Afghanistan.Ron Leshem, "Niloufar", traduit de l’hébreu par Jean-Luc Allouche, Seuil, 2011.Jean-Francois Rouzières, "Le Revolver de Lacan", Seuil, 2011.Avec le soutien de l’Ambassade d’Israël



- 18H / SCÈNE LITTÉRAIRE

Jay McInerneyRencontre avec celui qui dépeint avec élégance et mélancolie la vacuité douce-amère de l’individu occidental contemporain."La Belle vie", traduit de l’anglais (États-Unis) par Agnès Desarthe, L’Olivier, 2007"Moi tout craché", nouvelles, traduit de l’anglais (États-Unis) par Agnès Desarthe, L’Olivier 2010.



- 18H / ÉCURIES

rédéric Werst et Bernard HoepffnerFrederic Werst a inventé un peuple, les Ward, et leur langue. Il propose dans un livre hors norme le recueil bilingue des oeuvres composées par ce peuple aux Ier et IIe siècles après Zaragabal. Ces poésies, proses et mythes imaginaires introduits par l’auteur sont accompagnés d’un lexique et d’un abrègé de grammaire.

Dans le cadre de la « Caravane des langues », il dialogue des langues - réelles et imaginaires - et de leur traduction avec Bernard Hoepffner, à qui l’on doit de très nombreuses traductions de l’anglais, et notamment celle des œuvres de Mark Twain, Martin Amis, ou Gilbert Sorrentino."Ward, Ier et IIe siècles", Seuil, coll. "Fiction & Cie", 2011.

19H30 / SCÈNE LITTÉRAIREAtiq RahimiTransposition de "Crime et Châtiment" dans l’Afghanistan des années 1990, "Maudit soit Dostoeïvski" questionne la justice d’un pays exsangue ou le crime vénal semble moins condamnable que le crime politique. Rencontre avec l’écrivain franco-afghan prix Goncourt 2008."Maudit soit Dostoeïvski", POL, 2011.


LECTURES

- 14H / SALON (ÉCURIES)

"Vernissage" de Vaclav HavelLecture dirigée et mise en espace par Adrien de Van. (Voir samedi même heure)



- 15H / SALLE 400

Charles Berling, "L’Étranger" d’Albert CamusL’oeuvre d’Albert Camus - emblématique de la littérature engagée - se construit autour de deux notions principales : l’absurde et la révolte. Absurde, tel est le crime de Meursault, personnage dont Camus dit : « il est étranger à la société où il vit, où il erre, en marge, dans les faubourgs de la vie privée, solitaire, sensuelle. »16H30 / SALLE 400Marthe Keller, "Aucun de nous ne reviendra" de Charlotte Delbo240 femmes furent déportées dans le Convoi du 24 janvier 1943 de Compiègne vers Auschwitz. La jeune résistante Charlotte Delbo, l’une des 49 rescapées de ce convoi témoigne de cette expérience dans "Aucun de nous ne reviendra" : « saviez-vous que la souffrance n’a pas de limite / l’horreur pas de frontière / Le saviez-vous / vous qui savez ».



- 18H / SALLE 400

Denis Podalydès, "Risibles amours" de Milan KunderaEn 2011, l’oeuvre de l’écrivain d’origine tchèque Milan Kundera entre dans la Pléiade. Kundera rejoint ainsi les rares écrivains à voir leurs textes publiés dans la prestigieuse collection de leur vivant. Denis Podalydès a choisi de lire la deuxième nouvelle du recueil "Risibles amours", « La pomme d’or de l’éternel desir » .



- 18H / SALLE 200

François Bégaudeau, La vérité vraie sur "La Blessure la vraie" « Un roman est publié. Le lecteur se gratte la tête, se perd en conjectures. Parfois il a l’occasion de faire part de son questionnement à l’auteur. Le 8 mai, l’auteur rapporte certaines des questions parvenues à ses oreilles concernant "La Blessure la vraie" (pourquoi le vélo ? comment se fait-il que Freddy ? A-t-on bien fermé le camping ? etc.). Il y répondra plus ou moins. » F.B."La Blessure, la vraie", Verticales, 2011.


20H45 / SQUARE DES BIBLIOTHÈQUES

La ronde des langues

Face à une Europe gagnée par les pensées réactionnaires, dont le projet politique s’enferme dans des développements technocratiques, la « Caravane des langues » propose une lecture musicale, polyglotte et polyphonique. Les langues de l’Europe, réelles, imaginaires, indigènes ou étrangères, portent des voix, des récits et des notes. Accompagnés par les musiciens du groupe Chkrrr, auteurs, traducteurs, étudiants viennent dire, dans leur langue, quelques lignes de littérature pour en faire entendre la musique, comme un manifeste.


CONCERTS LITTÉRAIRES

- 15H / SALLE 200

Nosfell

Inventeur d’un monde imaginaire unique, d’une langue et de personnages, qu’il incarne d’une voix envoûtante, Nosfell brouille les pistes. En cinq albums cet artiste a composé des chansons aux approches folk, rock, ou même lyrique pour son opéra Le Lac aux Vélies. Accompagné d’une formation acoustique, il s’empare le temps d’une lecture des textes du poète portugais Fernando Pessoa et des identités multiples de cet auteur aux errances infinies.

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Paris En Toutes Lettres

Du 6 au 8 mai 2011

Plus d’infos sur :

- LE 104.

- Paris en Toutes Lettres.



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Agenda

CENTQUATRE
104 rue d'Aubervilliers - 5 rue Curial / 75019 Paris

Paris En Toutes Lettres au 104

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