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Pouyandeh - Rabus - Pasieka

Trois peintres à l’est de Paris

Nazanin Pouyandeh (Iranienne), Léopold Rabus (Suisse) et Simon Pasieka (Allemand), ont atterri à l’est de Paris et dans leurs ateliers, ils pratiquent la peinture.


- Nazanin Pouyandeh devant « Leila » - 81/65 cm - Huile sur toile


Dans leurs tableaux, ils cherchent à donner une vision inédite de l’espèce humaine.


- Léopold Rabus devant « La jument » - 380/240 cm - Huile sur toile


Leur imaginaire pictural est inspiré du réel, un réel qu’ils manipulent à leur guise.

À l’arrivée de ce printemps, ces trois artistes se frottent à l’érotisme : poitrine, poil, petit pli, chair de poule, bondage et tatouage pénètrent leurs univers.


- Simon Pasieka « 8 » 200/300 cm Tempera / Huile sur toile – 2008


Les habitants de leurs mondes se dévoilent avec ardeur, avec moquerie amoureuse et pudeur.

Nazanin Pouyandeh par exemple, peint en ce moment, des portraits d’amies qu’elle couvre en partie avec des tatouages inspirés de la miniature perse. Cela raconte son approche à la peinture de son pays natal. Elle prend du plaisir à superposer plusieurs niveaux de réalité sur des corps et sur sa toile.


- Léopold Rabus « La mise en terre du renard » - 380/270 cm - Huile sur toile


Léopold Rabus se lance dans des éclatements, des tourbillons vertigineux qui pro¬pulsent au premier plan les parties du corps qui l’attirent.

Rabus et Pasieka peignent des arrière-plans de notre civilisation.

Les jeunes protagonistes des tableaux actuels de Simon Pasieka régénèrent fugitivement la beauté d’objets abandonnés en marge des villes : un long moment sensuel.


- Nazanin-Pouyandeh - Le-pli - 2007-160/200cm - Huile sur toile


Le mot paradis vient originairement du mot perse : Pardis. Ce qui veut dire un terrain protégé, un jardin clos. Le topique du jardin du paradis a sa place autant dans la miniature perse que dans la peinture occidentale.

Où le bonheur est-il possible, ou peut-il avoir lieu ?

En ce début du XXIe siècle, les trois amis dans leur refuge de l’est de la capitale ne craignent plus la nature déchaînée et ses bêtes féroces, mais ils ont de la nostalgie d’un futur ou herbes sauvages et faune instinctive reprennent leur droit.


- Les 3 peintres dans la Cour Carrée du Louvre


Presque tous les jours, après le labeur solitaire dans leurs ateliers, ils se plaisent à se retrouver le soir, à se plaindre des travaux en cours. Petite causerie autour d’un verre et dîner à l’improviste : Ghormeh Sabzi, Saucisse et fondue se côtoient allégrement.


- Simon devant « Wirbel » - 200/300 cm - Tempera/Huile sur toile - 2007

- (C) Photos Yves Géant



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