La ville des gens : 10/décembre

Musée du Vieux Belleville-Ménilmontant

Une proposition de Maxime BRAQUET

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Ce musée virtuel, en ligne, comme il faut dire, se divise en quatre parties : dessins et estampes, peintures, documents cartographiques et photos. Il a l’ambition de constituer une iconothèque de Belleville et de son extension de Ménilmontant en rassemblant le maximum des images disponibles pour les âges reculés, du XVIIe siècle au XIXe, et des vues ordinairement peu montrées du XXe jusqu’aux années 1960.JPEG - 3.8 ko

En guise d’introduction, une (très) rapide histoire de Belleville. Quatre grandes époques. Il est probable que, dans la lointaine préhistoire, des groupes de chasseurs-cueilleurs des vieilles cultures lithiques levalloisienne et chelléenne avaient déjà visité le site total que nous appelons aujourd’hui Belleville (qui englobe Ménilmontant et les quartiers Combat, Carrières-d’Amérique ainsi que Saint-Fargeau¤) mais c’est seulement à partir des époques celtique et gallo-romaine que nous commençons à posséder des preuves matérielles de l’occupation humaine durable.

JPEG - 47.8 koHache (ou marteau) en grès psammite poli, du néolithique d’Ile-de-France (il y a de cela environ 6 000 ans). Elle a été incidemment mise au jour en 1864 lors de travaux dans un jardinet de Ménilmontant. Ce témoin archéologique est conservé au musée Carnavalet.

$ Jusqu’au début du XVIIIe siècle, Belleville sera presque exclusivement une terre agricole et sylvicole avec l’exploitation des carrières de gypse comme marque industrielle quasiment unique. Pour toute cette ère, les images de notre « montagne » sont peu nombreuses.
$ Suivent cent trente années au cours desquelles le pays, tout en poursuivant sa vocation paysanne, se meut pour partie en eldorado de résidences de campagne pour les Parisiens des classes aristocratique et bourgeoise. Les artistes aussi. C’est le temps également où le foisonnement très populaire des guinguettes au pied des axes de circulation principaux courant sur l’échine de la colline et les débordements festifs qui surviennent notamment au moment du carnaval attacheront à Belleville, et surtout à son quartier occidental de la Courtille, une réputation un tantinet canaille. Des peintures et plus encore des estampes illustrent pour nous ces temps.
$ Après 1848 et avec l’épanouissement de la révolution industrielle, c’est une tout autre forme de célébrité qui succède, celle d’une citadelle besogneuse aux populations rebelles que d’aucuns appellent dangereuses. Jusqu’aux années 1950 se déploie la grande geste ouvrière de Belleville la rouge. Aux sources iconographiques devenues classiques s’ajoutent désormais les photographies.
$ Au-delà, des campagnes successives et massives de rénovation des habitats vont petit à petit modifier en profondeur le paysage urbain, îlotant les vestiges du passé et modelant le caractère précédent de la population.
¤ Ces deux localités n’ont été incorporées dans le domaine de Belleville qu’en 1790.)]
Légende des quelques abréviations utilisées : BNF, Bibliothèque nationale de France ; BHVP : Bibliothèque historique de la Ville de Paris. L’astérisque qui suit certains termes dans le texte signifie que l’on parle ailleurs dans le « musée » des personnes ou choses désignées. Il s’agit de s’y reporter par CTRL-C (un terme) puis CTRL-F et CTRL-V.

I. ESTAMPES : lithographies, gravures…

LOUIS-JULES ARNOUT (1814-1868)

Peintre voyageur (il a beaucoup travaillé en Angleterre et en Russie), dessinateur et lithographe.

JPEG - 60.1 koLithographie de 1854 : usine de fabrication de pois cassés Lapostolet Frères et Certeux, 6, impasse Saint-Laurent (rue Rébeval* de nos jours). Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
CHARLES HEYMAN(N) (1881-1915)

Graveur de vues de ville, notamment Paris.

Eau-forte du dernier segment de la rue du Pré-Saint-Gervais vers 1910.JPEG - 48 ko Dossiers iconographiques de la BHVPJPEG - 3.8 ko
PIERRE-JACOB GUÉROULT DU PAS (1654-17..)

Graveur à l’eau-forte et au burin, peintre. Son sujet de prédilection fut les différents types d’embarcations marines et fluviales. Par ailleurs ingénieur des Ponts et chaussées.

JPEG - 129.2 koVue de l’abord par l’ouest du village historique de Belleville autour de 1700. Au premier plan, la voie qui est de nos jours la rue Clavel (des Moulins*, à l’époque) ; à l’horizon, l’église Saint-Jean-Baptiste* et, au centre, une belle maison qui, vers 1750, sera habitée par un autre graveur de renom, Pierre-François Beaumont ; à droite, la grand-rue. BNF EstampesJPEG - 3.8 ko
JEAN-ROBERT ITHIER (1904-1977)

Dessinateur, aquarelliste, peintre. Paysages urbains, scènes, portraits.

JPEG - 43.5 koLe passage Vilin, qui reliait avant 1980 les rues Vilin et Piat (au fond du dessin), vu ici dans les années 1930.BNF, EstampesJPEG - 3.8 ko
JACQUES ALPHONSE TESTARD (1810->1887)

Peintre peu connu, il a du moins exposé aux Salons de 1843 et 1870 des paysages et des natures mortes. Dans le domaine de la lithographie, il a laissé de belles estampes comme celle-ci :

JPEG - 264.1 koPaysage des hauteurs bellevilloises de la Courtille dans les années 1830.Tirage issu de la collection de l’historien de Belleville Emmanuel Jacomin.JPEG - 3.8 ko
CLAUDE CHASTILLON (1559-1616)

Architecte, ingénieur et topographe, fonctionnaire de la Couronne sous le règne d’Henri IV, il est l’auteur de la place des Vosges et également des plans de l’hôpital Saint-Louis (dont la réalisation fut conduite par son collègue Claude Vellefaux).

JPEG - 3.9 MoGrossi d’un dessin (ci-contre) de Claude Chastillon de 1608 montrant l’hôpital Saint-Louis en vue cavalière, le détail (ci-dessous) retenu pour ce Musée revêt un double intérêt : celui, premièrement, de présenter, à l’arrière-plan de l’hôpital, la crête de l’éperon occidental de l’antique butte de Chaumont (partie que l’on a aujourd’hui pris l’habitude de nommer butte Bergeyre) surmontée d’une série de moulins à vent* que l’on aura l’occasion de revoir ailleurs dans notre iconothèque. JPEG - 73.6 ko Second intérêt, la vision sur la gauche de l’image, bien détachée, de la silhouette du sinistrement illustre gibet de Montfaucon. A la marge du territoire bellevillois strictement défini, il occupait le site de notre moderne ZAC de la Grange-aux-Belles, sous la place du Colonel-Fabien. Extrait de l’ouvrage "Topographie francoise ou Representations de plusieurs villes, bourgs, chasteaux, maisons de plaisance, ruines & vestiges d’antiquitez du royaume de France designez par deffunst Claude Chastillon", édité en 1644. BNFJPEG - 3.8 ko
JEAN-JÉRÔME BAUGEAN, (1764-1819)

Peintre d’histoire, de paysages portuaires et de marines ; également aquarelliste, graveur et dessinateur.

JPEG - 38.1 ko Barrière du Combat en 1817, à la limite des territoires de Belleville et de la Villette (place du Colonel-Fabien de nos jours). Dossiers iconographiques de la BHVPJPEG - 3.8 koALPHONSE TRIMOLET (1835-1895)

Fils adoptif du peintre Charles-François Daubigny, peintre graveur aquafortiste et illustrateur. Vues de Paris.

JPEG - 49.7 koEntrée de la barrière du Combat sur les maisons du 10e arrondissement en 1859, juste à la veille de l’annexion de Belleville à la capitale. Noter la considérable transformation environnementale avec le dessin précédent, de Baugean.Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
ALAIN MANESSON-MALLET (1630-1706)

Ingénieur militaire, géographe et cartographe.

JPEG - 69.1 koLes mêmes moulins*, toujours à l’arrière-plan de l’hôpital Saint-Louis, déjà vus sur la gravure de Chastillon mais de plus près et en 1702. Pour lire leurs noms, se reporter au plan de Roussel, dans la IIIe partie. Extrait de l’ouvrage de cet ingénieur : Géométrie pratique, lisible à la BNFJPEG - 3.8 ko
DANIEL VIERGE (Ortiz, dit) (1851-1904)

Peintre, dessinateur, illustrateur.

PNG - 177.8 koBarricade de la Commune le 19 mars 1871, au niveau du 37 de la rue de Belleville (adresse de la pharmacie Métivet). Vue prise de la rue de Tourtille.Dessin originel conservé au musée d’Art et d’Histoire Paul-Eluard, à Saint-Denis. Il est plaisant de le comparer avec la version, passablement modifiée (voir ci-dessous), publiée le 25 mars dans Le Monde illustré : concentrer notamment l’attention sur la partie gauche où l’on voit une bourgeoise endimanchée avec sa fille et son mari, ce dernier jetant une pierre sur la barricade comme pour contribuer à son élévation. Au-devant un garde national fédéré salue au képi pour le remercier. La scène, improbable dans le contexte historique, carrément surréaliste, correspond sûrement à une intention cachée, que l’on ignore, du journal.JPEG - 71.9 koBNF GallicaJPEG - 3.8 ko
GASTON-FRÉDÉRIC DE BURGRRAFF (vers 1865-vers 1930)

Originaire d’Irlande, élève de Cormon, peintre, dessinateur.

JPEG - 67.2 koRue de Belleville. Pose des rails du funiculaire. Dessin publié dans Le Monde illustré du 24 mai 1890.BNF : GallicaJPEG - 3.8 ko
JEAN-BAPTISTE GABRIEL LANGLANCÉ (1786-1864)

Paysagiste et peintre sur porcelaine. Dans le domaine de la lithographie, il a laissé d’intéressantes estampes comme celle-ci :

JPEG - 77 koAvenue de Ménilmontant, vers 1835.Dossiers iconographiques de la BHVPJPEG - 3.8 ko
NICOLAS PÉRELLE (1638-1695)

Membre d’une grande famille de dessinateurs graveurs spécialisée dans les paysages et vues de monuments, peintre également pour sa part. Comme son père et ses frères, il bénéficia des faveurs royales.

JPEG - 254.7 koVue vers 1690, la maison de retraite des jésuites — dite maison du révérend père Lachaise — au mont Louis, futur site du cimetière parisien de l’Est. Musée de l’Ile-de-FranceJPEG - 3.8 ko
JULES BELDAME (1823-1861)

Dessinateur.

JPEG - 49.4 koDessin au crayon rehaussé de craie : le site des Carrières-d’Amérique, extraction de gypse, en 1861. Il couvrait un vaste secteur entre le boulevard Sérurier, la place de Rhin-et-Danube et la rue de Bellevue. Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
LOUIS-NICOLAS CABAT (1812-1893)

Peintre de l’école de Barbizon et graveur, personnalité officielle des beaux-arts à la fin de sa carrière.

JPEG - 21.3 koClairière dans les bois à Belleville, dessin de 1844 témoignant de la survivance de bois sur les hauteurs du territoire bellevillois limitrophes de ce qui était alors encore Romainville (Les Lilas, de nos jours). A cette époque, l’artiste habitait rue des Amandiers. Ci-après Massifs d’arbres à Belleville, 1842.JPEG - 26.4 koMusée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
AUGUSTE (ou Augustin) ENFANTIN (1793-1827)

Peintre et dessinateur. Il s’agit du frère aîné du célèbre chef de secte Prosper Enfantin.

JPEG - 3.8 koJPEG - 84.3 koPaysage rural des hauteurs de Ménilmontant dans les années 1820, près de la propriété que la famille Enfantin possédait à l’entrée de la rue Pixérécourt et qui deviendrait en 1832 le lieu de retraite des saint-simoniens. Lithographie de Jean-François Villain.Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
E. ROEVENS(?->1867)

Dessinateur de presse, notamment pour la chronique théâtrale.

JPEG - 72.3 koFête foraine sur le boulevard de Ménilmontant en 1859. Dossiers iconographiques de la BHVPJPEG - 3.8 ko
CHRISTOPHE CIVETON (1796-1831)

Peintre, dessinateur, graveur et lithographe.

JPEG - 243.2 koLa barrière douanière dite de Belleville en 1829, à l’entrée de ce qui était alors la rue de Paris. BNF GallicaJPEG - 3.8 koJPEG - 59.2 koChapelle funéraire au cimetière du Père-Lachaise, 1829.BNF Gallica
Ci-dessous, autre vue du cimetière (peinture) : JPEG - 388.6 komonument au général Foy, 1829 aussi.BNF GallicaJPEG - 3.8 ko
JEAN-ÉMILE LABOUREUR (1877-1943)

Peintre de paysages animés ou non, de scènes de genre et de natures mortes, dessinateur, graveur, aquafortiste, lithographe et illustrateur particulièrement prolifique.

JPEG - 381.6 koPaysage des Buttes-Chaumont dans les années 1920.BNF GallicaJPEG - 3.8 ko
MARIE-ÉTIENNE BILLON (1833-1882)

Architecte de la Ville de Paris, il est, entre autres plans, l’auteur de ceux de l’hôpital Tenon (1870-1878). Talent d’aquarelliste par ailleurs.

JPEG - 95.8 koDessin de l’arrière de l’hôpital Tenon (côté rue Pelleport) à l’époque où il était encore appelé Hôpital de Ménilmontant. Dossiers iconographiques de la BHVP
Ci-après, cour de l’établissement vers 1892 par L. Leriverend.Dossiers iconographiques de la BHVP JPEG - 38.9 koJPEG - 3.8 ko
JOAQUIM SUNYER (1874-1956)

Peintre espagnol dont l’œuvre se place entre l’impressionnisme et le symbolisme. Illustrateur par ailleurs.

JPEG - 52 koMarchande des quatre-saisons rue Rébeval. Dessin pour Les Minutes parisiennes. 7 heures : Belleville, du critique d’art bellevillois Gustave Geffroy*, 1903. BNF GallicaJPEG - 3.8 ko
GEORGES REDON (1869-1943)

Peintre, dessinateur, caricaturiste, affichiste, graveur et lithographe.

JPEG - 204.7 koVilla Faucheur à l’époque de l’arrestation de l’anarchiste Emile Henry, qui y habita de 1892 à 1894 et y fabriqua la bombe qu’il jeta au café Terminus. Dessin pour le supplément illustré du Petit Parisien, février 1894. Au fond, la rue des Envierges. Dossiers iconographiques de la BHVPJPEG - 3.8 ko
AUGUSTE LEPÈRE (1849-1918)

Graveur d’un renom international, peintre et illustrateur (pour L’Illustration notamment).

JPEG - 64.3 koRue de Belleville le 14 juillet 1889.Tirage lithographique du musée d’Art de Cleveland (Etats-Unis). JPEG - 78.5 koAtterrissage d’un ballon au Pré-Saint-Gervais. L’artiste a certainement croqué la scène du sommet de la butte du Chapeau-Rouge. Tirage de la National Gallery de WashingtonJPEG - 3.8 ko
MATTHAÜS MERIAN (1593-1650)

Graveur sur cuivre et éditeur d’estampes germano-suisse. Il a travaillé dans plusieurs pays d’Europe et, en France, a dessiné et gravé un plan renommé de Paris.

JPEG - 399.7 koLe porfil de la ville, cité et université de Paris, dont l’aspect est pris de dessus la Montaigne de Belleville, vers 1617. Malgré le titre donné à l’estampe, le sujet réel de cette œuvre, commandée par la Couronne de France, est la célébration d’une visite rendue à l’hôpital Saint-Louis, visible au plan moyen de la gravure, par le jeune roi Louis XIII — dont le père, Henri IV, est celui qui ordonna l’édification de l’établissement — et son épouse, Anne d’Autriche. La « montaigne de Belleville », c’est en fait la butte de Chaumont et plus précisément son promontoire occidental dit aujourd’hui Bergeyre. BNF GallicaJPEG - 3.8 ko
PIERRE AVELINE (1656-1722)

Graveur, éditeur et marchand d’estampes. Vues en perspective de villes, reproductions de grandes œuvres de peinture (dont Watteau), décors d’opéra… Cartographe également.

JPEG - 139.3 koPrise elle aussi de notre butte Bergeyre, vue de Paris par-dessus les terres de la Courtille et l’hôpital Saint-Louis, vers 1700. Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
JULES ADOLPHE CHAUVET (1828-1898)

Peintre, dessinateur et lithographe, il semble que ces activités, aux qualités évidentes, ont peu intéressé les critiques ou historiens d’art ; sa vie n’a pas davantage touché les biographes. L’essentiel de son œuvre est conservé au musée Carnavalet et à la BNF.

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Le crématoire du cimetière du Père-Lachaise en 1890. Il était entré en fonction l’an d’avant.JPEG - 3.8 ko
JPEG - 44.6 ko1892 : passage (plus tard rue) de l’Encheval vu de la rue de la Villette. Cette étonnante désignation de voie remonte aux pratiques paysannes du Moyen Age. Selon l’historien bellevillois Emmanuel Jacomin, elle se rapportait originellement à une large terre à vigne dite du Cheval : on parlait par suite de parcelles en Cheval.JPEG - 3.8 koJPEG - 88.4 ko1894 : 32, rue Pixérécourt, adresse du Cercle catholique ouvrier. Chauvet, sans doute commandité pour cela, a effectué une douzaine de dessins de cette institution — dont on voit ici la façade sur la rue — fondée aux lendemains de la Commune par le député monarchiste Albert de Mun et installée à l’origine rue Levert. Ci-après, la façade sur le jardin.JPEG - 3.8 koJPEG - 42.5 koVoie entre la rue Bolivar (avenue Simon-Bolivar désormais) et le boulevard de la Villette : nos rues Henri-Turot ou Burnouf, en 1891.JPEG - 3.8 koJPEG - 47.7 koLa rue des Couronnes en 1896 au niveau des n° 49 et 51. Cet espace est aujourd’hui entièrement occupé par les pelouses et bosquets du parc de Belleville.JPEG - 3.8 koJPEG - 43.6 koLe sommet de la rue Vilin prolongé de l’escalier menant à la rue Piat en 1892. Les maisons du trottoir de droite seront démolies aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale, laissant place au terrain vague tant photographié ou filmé par Ronis, Doisneau, Lamorisse, Bovis, Guérard…JPEG - 3.8 koJPEG - 27.1 koAngle des rues Bolivar (n° 104) et Priestley (avenue Mathurin-Moreau) en 1891. Contreforts de la butte que l’on nomme à présent Bergeyre et qui était autrefois la pointe occidentale de la butte de Chaumont.JPEG - 3.8 koJPEG - 73.2 koEn 1892, angle de la rue de la Bidassoa et de la rue Westermann, qui n’existe plus depuis les années 1990.JPEG - 3.8 koJPEG - 59.4 koPaysage de la rue Botzaris commençante (n° 14 et autour) en 1892.JPEG - 3.8 koJPEG - 51.1 koLe clocher de l’église Notre-Dame-de-la-Croix vu de l’escalier du passage Piat, au-dessus de la rue des Couronnes, en 1894.JPEG - 3.8 koPNG - 140.6 koRue d’Annam (anciennement sentier des Partants) vue de la rue du Retrait (ratrait, à l’origine), en 1896.JPEG - 3.8 ko
JACQUES SIMON MILCENT (circa 1690-1738)

Ingénieur pour la marine du roi, dessinateur et graveur.

JPEG - 54.1 koSplendide dessin gravé (chez Desrochers) découvrant le paysage de la Courtille de Belleville en 1736. Sur la droite, l’on voit, montant de l’horizon de Paris, la route de Belleville. Elle est coupée par le cadre mais on la devine croisant plus haut l’axe horizontal bordé de deux moulins, Vieux, à gauche, et Neuf* : il correspond à notre rue Piat. Entre les deux, la maison du meunier. Musée CarnavaletJPEG - 3.8 ko
JULES FÉRAT (1829-1906)

Dessinateur et graveur, il est principalement connu comme illustrateur des romans de Jules Verne. Il fut aussi peintre, par ailleurs.

JPEG - 60.1 koUne réunion publique de 1869 au bal-café-concert Folies (de) Belleville (Dénoyez), dans le cadre des élections législatives. On voit le candidat Henri Rochefort à la tribune des orateurs. Dessin paru dans Le Monde illustré du 20 novembre. BNF Gallica (Se reporter à la sous-division « anonymes » de cette rubrique pour le dessin montrant l’entrée du bâtiment sur la rue de Belleville.)JPEG - 3.8 ko
CHARLES BAUDE (1853-1935)

Graveur sur bois d’une exceptionnelle précision technique, spécialiste de la reproduction de peintures pour les publications de presse illustrées.

JPEG - 66.2 koGravure — parue dans la livraison du 29 novembre 1884 du Monde illustré (un tirage est conservé au musée Carnavalet) — d’après la célèbre toile de Jean Béraud A la salle Graffard, montrant l’endroit par jour de meeting. La salle Graffard, au 138 du boulevard de Ménilmontant, bal en première vocation, fut des lendemains de la Commune jusqu’en 1909 l’une des adresses de réunions publiques les plus connues à Paris. Son existence sera prolongée par le Concert du XXe siècle puis un cinéma.JPEG - 3.8 ko
CHARLES CONSTANS (1778-1847)

Lithographe, peintre sur porcelaine. il a travaillé à la manufacture de Sèvres.

PNG - 193.6 koChaussée de Ménilmontant à la hauteur de notre rue des Cascades vers 1830. Sur la gauche de l’image, cabaret d’un sieur …querelle : Le Repos de la montagne. Lithographie d’après un dessin de Lemercier.BHVPJPEG - 3.8 ko
JULES VAN MARCKE (1797-1849)

Peintre paysager et de scènes paysannes, dessinateur belge.

JPEG - 23 koLe haut de la chaussée de Ménilmontant — promenade choyée par les Parisiens pour la splendide double bordure d’ormes — autour de 1830. Lithographie de Charles Constans. Musée Carnavalet et BNF GallicaJPEG - 3.8 ko
JOHANN GEORG WILLE (1715-1808)

Dessinateur et graveur sur cuivre allemand. Renommé, il a beaucoup travaillé en France.

JPEG - 61.2 koCarrière de gypse à Ménilmontant autour de 1760. BNF Gallica et Bibliothèque municipale de RouenJPEG - 3.8 ko
RENIER « NOONS » ZEEMAN (1623-1667)

Matelot (noons) de métier et par ailleurs peintre néerlandais de marine, dessinateur et graveur aquafortiste.

JPEG - 143.3 koCette eau-forte du milieu du XVIIe siècle est intitulée Veüe d’une Carrière entre Belleville et Charonne mais sa localisation est en fait difficile : peut-être s’agit-il du site dit de la Cloche, au sommet de l’actuel rue Sorbier. BHVPTirage du Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de ParisJPEG - 3.8 ko
AMBROISE LOUIS GARNERAY (1783-1857)

Singulier personnage que cet artiste qui commença sa vie en tant que corsaire aux côtés de Surcouf avant de devenir peintre de marines et de scènes de pêche, dessinateur et graveur (élève en cela du maître bellevillois Debucourt*). Ecrivain par ailleurs.

JPEG - 69.9 koLes Montagnes* de Belleville, dessin gravé par Edme Bovinet. Ces montagnes, jeu de glisse à la mode de Russie très prisé sous la Restauration, avaient leur site entre notre rue Bisson (alors nommée opportunément des Montagnes) et la barrière des Trois-Couronnes (voir images à Palaiseau* et Orillon*). Plusieurs tirages dans les musées européensJPEG - 3.8 ko
MARIE HECTOR YVERT (1808->1860)

Peintre paysagiste, lithographe.

JPEG - 30.1 koBal populaire. C’est le Bal Favié*, 13, rue de Belleville, qui est montré ici aux heures endiablées du carnaval. Lithographie au crayon et coloriée, extraite d’un recueil d’estampes de 1855 : Scènes et mœurs de Paris (imprimerie Wild).Coll. part.JPEG - 3.8 ko
JEAN-LOUIS G. B. PALAISEAU (Années 1790-1850)

Dessinateur et graveur. On ne connaît pratiquement rien sur lui hormis sa fameuse série de dessins colorisés de toutes les barrières d’octroi parisiennes en 1819 pour laquelle il a été certainement commandité. Tirages à la BNF et à la BHVP

Chacune des cinq gravures qui suivent témoigne de l’environnement passablement campagnard dont, aux lendemains de l’Empire, profitait encore — mais ça changerait bientôt — la frontière entre Paris et sa première banlieue :
JPEG - 61 koA la jonction des territoires communaux de La Villette et de Belleville, la barrière d’octroi du Combat, campée sur le site de notre place du Colonel-Fabien. Ce nom surprenant de « combat » venait du fait de la présence locale, à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, d’un établissement de loisir proposant des combats d’animaux. Le caractère remarquable de l’architecture du bâtiment douanier atteste le génie visionnaire de son auteur, Claude-Nicolas Ledoux, qui est du reste l’auteur de tous les édifices d’octroi du célèbre mur des Fermiers-Généraux.JPEG - 3.8 koJPEG - 405.5 koLa barrière de la Chopinette, posée au travers de notre boulevard de la Villette, à son carrefour avec nos rues de l’Atlas, Rébeval, du Buisson-Saint-Louis et de Sambre-et-Meuse. En 1819, celle-ci s’appelait rue de la Chopinette, encore un curieux nom qui cette fois se rapporte au patronyme d’un antique cultivateur dont la terre, au sommet du chemin, occupait un secteur de notre avenue Simon-Bolivar.JPEG - 3.8 ko PNG - 129.9 koBarrière d’octroi de Belleville, ou de la Courtille, comme on appelait en ce temps le secteur. Il est là encore difficile de dire dans quel sens est prise la vue. Parions sur Paris-Belleville. Passant devant les guichets douaniers, le chemin de ronde intérieur, préforme de nos futurs boulevards de la Villette et de Belleville.JPEG - 3.8 koJPEG - 16.3 koBarrière des Trois-Couronnes. Pourquoi « couronnes » et le nombre trois ? les historiens s’interrogent. L’octroi barrait l’axe de nos rues Jean-Pierre-Timbaud et des Couronnes. Ici, en tout cas, c’est franchement du côté de Belleville que s’est posé le dessinateur. Bel endroit de promenade.JPEG - 3.8 koJPEG - 43.5 koLa barrière des Amandiers, visiblement en cours de construction. Le site a bien changé qu’occupe de nos