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Scandale

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Ainsi squattent-ils



ÉDITORIAL



« On nous appelle sans droit ni titre » ou la force tranquille des squatts.

Le phénomène qui se développe dans le 19e arrondissement n’a rien de nouveau, il ne veut pas s’ériger en exemple ou en tête à penser. Ce qui est nouveau, sans doute, c’est la forme que revêt le phénomène d’occupation, aussi bien dans sa façon de vivre, dans la manière de défendre les lieux occupés, que dans les rapports des occupants « squatters » avec l’extérieur.
L’ouverture des maisons, s’est faite par groupes "affinitaires", chose qui nous a paru primordiale, les buts étant généralement communs et vu la situation des immeubles occupés une vie communautaire y a été rendue possible.
Lieux collectifs gérés par roulement des tâches, biens mis en commun et lieux individuels afin d’assurer l’autonomie de chaque habitant.

Cette démarche ne se fait pas sans heurt mais est vite devenue riche en expérience. Nous avons du même coup refusé de survivre dans un misérabilisme couramment répandu par l’intermédiaire des médias, mais aussi par certains squatters ; tout nous a semblé bon pour rejeter l’image du ghetto invivable réservé à d’authentiques marginaux.

La diversité sociale des occupants nous a permis de ne pas rester dans une ligne cloisonnée. En effet, il aurait été facile de considérer les chômeurs comme des gardiens potentiels des squats. Cette perspective a été vite balayée. Chacun doit prendre en charge dans tout travail de défense et journalier des maisons. De plus des réunions dans chaque maison se déroulent régulièrement afin de mettre au courant des démarches individuelles de chaque occupant. Pour notre sécurité et de plus pour éviter toute « infiltration », nous avons décidé de ne pas faire de ces maisons occupées des hôtels. Chaque maison fonctionnant en équipe soudée, nous ne pourrions nous permettre d’accueillir à long terme des personnes qui, ne prenant aucun intérêt à notre action, pourraient gêner notre démarche collective.

En se réappropriant collectivement des espaces de vie et en y développant un quotidien satisfaisant, l’ouverture sur des activités sur le quartier a été possible grâce au contact avec des gens qui, en nous voyant fonctionner, se sont décidés à ouvrir de nouvelles maisons.

Article mis en ligne en 2010.

Quartiers Libres, le canard de Belleville et du 19ème (1978-2006) numérisé sur le site internet La Ville des Gens depuis 2009.

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