La ville des gens : 18/décembre
Portraits de résistants

André Biver et Isidore Grinbert


André Biver et Isidore Grinbert formaient, en 1941 avec Simone Sampaix, l’un des premiers groupes de Francs-tireurs et partisans dans le 19è arrondissement.

André Biver a été fusillé le 19 octobre 1942 par les allemands ; Isidore Grinbert sera guillotiné par les autorités de Vichy le 8 août 1942.

André Biver

Au 24 rue des Bois, une plaque commémorative rend hommage à André Biver. Sur cette plaque figurent également les noms de Lucien Sampaix et de Georges Vallet qui habitaient cette même rue.

André Biver est dans les premiers jours de l’occupation déjà engagé dans l’action et sa mère Hélène Dussault a raconté dans ses mémoires la première arrestation dont ils ont fait l’objet :

« C’était le 24 septembre 1940, mon fils, mon mari et moi nous sommes arrêtés par l’inspecteur divisionnaire Rochet du 19è arrondissement après que celui-ci eut trouvé dans mon sac un exemplaire du tract « Appel au peuple de France ». Je venais d’en distribuer au marché de la place des Fêtes. Quand à mon Dédé, son vélo était dans la cour avec une musette pleine d’Huma ».

Hélène Dussault fut condamnée à quatre mois de prison et son fils André à huit mois. Il fut interné au camp d’Aincourt d’où il s’évada rapidement. André Biver trouve asile chez un copain, Marcel Bourdarias, dans le 18ème arrondissement, lequel sera plus tard impliqué dans le procès de « la maison de la chimie » en avril 1942 avec 26 autres résistants. Il sera fusillé avec 24 d’entre eux.

André Biver s’engage dans l’action armée dès la formation des premiers groupes des « Francs Tireurs et Partisans » dans le 19è arrondissement. C’est ainsi qu’il se trouve intégré à l’un de ces groupes avec Simone Sampaix et Isidore Grinbert. Ils participeront tous les trois à des actions audacieuses contre l’armée d’occupation dans Paris.



Isidore Grinbert

Excellent élève au lycée Voltaire à Paris, entre dans la Résistance dès 1940. Il a 17 ans. Il participe déjà à la manifestation du 11 novembre 1940 avec les étudiants autour de la tombe du soldat inconnu sous l’Arc de triomphe de la place de l’Etoile. Il échappe alors de justesse à l’arrestation.

Albert Ouzoulias qui fut le chef de ces jeunes combattants, raconte les circonstances de la fin tragique d’Isidore Grinbert :

« …. Le 7 janvier 1942, sur le boulevard Magenta, il transporte de la dynamite et des armes. Des gardiens de la paix le contrôle et veulent l’arrêter. Il tente de s’expliquer franchement avec eux et de faire appel à leur patriotisme de français. L’un des deux gardiens s’éloigne mais l’autre veut s’emparer de lui et le livrer aux allemands. Isidore Grinbert l’abat avec son révolver.
 
Plus tard, le 9 mai 1942, lors d’une opération, Isidore est cerné. Il est blessé de plusieurs balles et arrêté. Malgré ses blessures il est affreusement torturé et traduit devant un tribunal spécial instauré par Pétain. Il fut guillotiné le 8 août 1942 dans la cour de la prison de la Santé. Avant de mourir, il criera « courage camarades, vive la France »….

Ainsi fut mis fin à l’action de ce groupe de jeunes résistants, André Biver, Simone Sampaix et Isidore Grinbert.

Le nom d’Isidore figure sur la plaque du Lycée Voltaire dédiée aux morts pour la France.




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