La ville des gens : 18/décembre
Portraits de résistants

Henri Krasucki


Henri Krasucki.Henri Krasucki s’était engagé très tôt, dès l’occupation, dans la Résistance. Il fut parmi les premiers à mettre en place dans le 20ème arrondissement, puis dans tout Paris, des groupes de jeunes résistants avec le secteur juif de la M.O.I, qui devaient donner plus tard naissance aux FTP-MOI parmi lesquels les héros du groupe Manouchian. Il eut lui-même la responsabilité, au plus haut niveau, d’organiser le passage à la lutte armée des jeunes volontaires de ce mouvement.

À la suite d’une longue filature entreprise dans le cours de l’année 1943 par les Brigades Spéciales de la Préfecture de Paris, un coup de filet permit aux policiers l’arrestation de nombreux jeunes résistants de cette organisation. Henri Krasucki figurait parmi eux, il fut arrêté le matin du 23 mars en sortant de son domicile clandestin du 8 rue Stanislas Meunier dans le 20è, immeuble où se trouve apposée aujourd’hui une plaque commémorative en hommage à ce résistant.

Après trois semaines de tortures aux mains des Brigades Spéciales, il fut remis aux mains de la police allemande et enfermé à la prison de Fresnes au quartier des condamnés à mort.

La veille du départ d’un convoi de déportés vers Auschwitz, il fut extrait de la prison de Fresnes et envoyé au camp de Drancy pour être déporté le lendemain avec ses camarades. Seuls 6 parmi les dizaines de jeunes déportés avec lui en revinrent vivants. Il eut la chance d’échapper à la mort.

À Auschwitz, après la sélection qui envoyait certains à une mort immédiate, Henri se vit affecté à un kommando dans une mine de charbon à quelques distances du camp. Contraint à un travail épuisant, affaibli par la faim et les mauvais traitements, Henri ne perdit jamais son esprit de résistance. Il avait rapidement établi des contacts avec d’autres résistants et notamment avec des antifascistes allemands internés depuis des années après l’avènement du régime nazi. Une solidarité active, organisée clandestinement, s’était ainsi mise en place contre le système concentrationnaire visant à briser moralement et physiquement les détenus.

L’évacuation du camp d’Auschwitz à l’approche des troupes soviétiques en 1945, entraîna les déportés vers d’autres camps. Henri Krasucki, s’était retrouvé dans le camp de Buchenwald à la suite d’une longue marche laissant sur le chemin nombre de déportés tombés d’épuisement. C’est de là, qu’Henri Krasucki connu la libération après avoir participé les armes à la main au soulèvement du camp le 11 avril 1945 à l’approche des troupes américaines.

Henri Krasucki habitait depuis longtemps dans le 19ème arrondissement au 26 rue Armand Carrel où il est décédé le 24 janvier 2003. Il était devenu le secrétaire général de la CGT en 1982 et occupait d’importantes responsabilités au Parti Communiste Français.

Henri Krasucki (1924-2003) - Résistant de la première heure - Déporté à Auschwitz en 1943.

Une place porte son nom dans le 20ème arrondissement.


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