La ville des gens : 12/novembre
Portraits de résistants

Théodor KROLICZEK dit THÉO


Anti nazi allemand dans la Résistance avec la France.

Un citoyen du 19ème arrondissement

Théo Kroliczec.Théo habitait Hambourg en Allemagne où son père était docker. Nous sommes en 1933, Hitler était arrivé au pouvoir, Théo avait alors 18 ans et il appartenait aux "jeunesses chrétiennes".

En 1936, incorporé dans l’armée de l’air, il est désigné pour aller combattre avec la "légion Condor" aux côtés du général Franco contre la république espagnole. Il décide alors, avec l’un de ses camarades, de fuir l’Allemagne nazie pour se rendre en France.

A Paris et dans toute le France, la guerre d’Espagne mobilise les antifascistes dans un grand mouvement de solidarité avec les républicains espagnols. Théo Kroliczec a l’occasion de rencontrer rue de la Grange aux Belles, à la Maison des Syndicats, les volontaires qui viennent s’inscrire aux "Brigades Internationales" pour combattre aux côtés de l’armée républicaine espagnole.

Contrairement à ce que voulait Hitler, Théo s’engagera donc aux côtés des combattants antifascistes. Après de durs combats, il est de retour à Paris en 1938 avec le dernier convoi de blessé. Il apprendra que son père, après sa désertion, a subi des représailles et a été envoyé dans un camp de concentration.

En 1939, à la déclaration de guerre avec l’Allemagne, Théo Kroliczek est expulsé de Paris et envoyé en résidence forcée à Casteljaloux et ensuite au camp de Catus dans le Lot. Les allemands qui se sont réfugiés en France, aussi bien ceux qui ont fui les persécutions que ceux qui s’affirment activement des opposants au régime nazi, sont devenus suspects aux yeux des autorités officielles françaises.

Il s’échappe du camp et s’installe à Paris avenue Debidour dans le 19è arrondissement. Dans les mois qui suivent l’occupation allemande, il rencontre à Paris le colonel Dumont, un ancien d’Espagne lui aussi, déjà engagé dans la Résistance.

Ce dernier demande à Krolicezk d’héberger chez lui un dépôt d’armes et c’est une jeune chimiste, France Bloch, qui viendra chez lui réparer des armes et préparer des bombes pour les FTP. Malheureusement ce dépôt est bientôt repéré par la police, des arrestations s’ensuivent mais Théo Kroliczek parvient à échapper au coup de filet.


En mars 1942, Théo retrouve le contact avec les antifascistes allemands organisés dans le combat de "l’Allemagne libre" avec le CALPO.

Après le débarquement des alliés, il est mis à la disposition des Forces Françaises de L’intérieur qui combattent les dernières poches de résistance allemande de l’Atlantique. A bord d’une voiture sonorisée, il appellera en langue allemande les soldats à cesser les combats.

Théo Kroliczek et sa femme Saja, une résistante elle aussi, ont survécu à ces évènements et sont demeurés dans le 19ème jusqu’à la fin de leur vie. Ils ont tous deux été reconnus officiellement comme "Combattants Volontaires de la Résistance".
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Théo Kroliczek et sa femme Saja.



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