La ville des gens : 14/janvier
Portraits de résistants

André SIBAUD


Du jeune résistant en Haute Loire au Conseil de Paris.

Né le 21 juin 1925 à Mayres dans le Puy de Dôme, André Sibaud s’était installé à Paris après la guerre où, jeune apprenti forgeron, il avait commencé une carrière de métallo. Les parents d’André Sibaud possédaient une ferme au village de Moranges près du puy en Velay.

La Résistance s’était organisée dans la région et la famille Sibaud s’y était activement engagée. La ferme devint un lieu de passage et d’accueil pour les résistants qui organisaient le maquis.
 
André prend sa place de résistant aux côtés de son père et de son oncle Maurice. C’est de septembre 1942 à juin 1943 qu’il participe aux actions des « MUR » (Mouvements Unis de la Résistance).
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Le 13 juin 1943, la police de Vichy et la milice débarque un matin à la ferme et arrête André Sibaud et son oncle sur une dénonciation anonyme. Le père d’André, absent ce jour là, se constitue prisonnier pour éviter les représailles sur la famille.

André Sibaud est enfermé à la prison de Riom, où, après 3 semaines d’internement il est libéré. L’émotion est si grande dans le village qu’un prêtre de Novacelles prévient l’évêque de Riom. Son intervention permet la libération d’André tout juste âgé de 18 ans.

Son père et l’oncle sont internés à la centrale d’Éysse. Les résistants prisonniers dans cette prison y organisent une mutinerie qui échoue après une répression d’une extrême violence. Peu après, les deux parents d’André seront déportés au camp de Dachau d’où ils ne reviendront pas.

À peine libéré, André rejoint immédiatement le maquis des FTP-FFI qui se trouve dans les environs de la Chaise Dieu où Il est nommé sous officier FFI. C’est là, qu’avec une quarantaine de combattants, il participe à des opérations lors de l’insurrection contre les troupes allemandes. L’un de ces affrontements, parmi les plus meurtriers, a lieu le 9 août 1944 lors de la libération du Puy en Velay.

Dans ce 19è arrondissement où André Sibaud élu s’était installé depuis quelques années, son engagement militant le conduit à être élu communiste au Conseil de Paris dans les années 1965.

Domicilié un temps avec sa famille au 14-16 rue Clavel dans le 19è, il s’était retiré à Aulnay sous Bois depuis quelques années, où il est décédé le 29 juillet 1992.


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