La ville des gens : 6/octobre
Portraits de résistants

Ezer (Gilles) Najman

Résistant à Lyon avec la MOI

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Ézer Najman et son épouse habitaient avenue Jean Jaurès dans le 19è arrondissement.

Il était né en 1921 à Wierusow en Pologne. Sa famille s’était installée à Lyon à leur arrivée en France en 1930.

En 1936, il part seul à Paris pour entrer en apprentissage et apprendre le métier de tailleur, mais en 1940, la guerre le jette sur les routes de l’exode avec la population parisienne. Après bien des difficultés, il finira par rejoindre sa famille à Lyon.

Nombreux sont les juifs qui ont fui Paris pour se réfugier dans cette zone non encore occupée. Une organisation juive clandestine « solidarité » commence à y organiser l’entraide, l’édition de journaux et la mise en garde contre le pouvoir de Vichy qui vient de promulguer dès le 3 octobre 1940 les lois portants statut des juifs.

La résistance commence à s’organiser et Ezer Najman s’y engage activement. Le 11 novembre 1942, les troupes allemandes envahissent l’ensemble du territoire français. L’action armée commence à s’organiser dans certains secteurs de la Résistance et à Lyon en 1943, se forme le bataillon FTP-MOI « Carmagnole » dans lequel Najman va tout de suite s’engager.

Sous le pseudonyme de « Gilles Rigault », il entre dans la clandestinité avec le matricule 94068. Ce bataillon rassemble des étrangers de toutes origines, des juifs de toutes nationalités, des espagnols et des italiens nombreux dans cette région industrielle. A Grenoble, se constitue également le détachement FTP-MOI « Liberté ».

La liste est longue des opérations menées dans cette région et auxquelles « Gilles » a participé. Le 12 décembre 1943, il participe notamment à l exécution dans son bureau du président de la Section Spéciale de Lyon qui fit guillotiner des résistants parmi lesquels Simon Fryd de « Carmagnole », âgé de 19 ans.

Muté à Grenoble, il prend part à l’insurrection de cette ville avec « Liberté » et le 5è bataillon FTP, puis avec eux rejoint Lyon en plein combat pour la libération.

Le 8 mai 1983, à l’occasion de la commémoration de la victoire, Ezer Najman a reçu des mains du Président de la République, François Mitterand, l’insigne de Chevalier de la Légion d’Honneur. Il fut également décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille de la Résistance.

Peu après la libération, sur sa demande, Najman obtint la nationalité française.
Ézer Najman est décédé le 23 mai 2008.




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