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Belleville ?, le 19e - le 20e ? Bo’LiveArt ?… pour Rosy, oui vraiment !


Nous avons rencontré Rosy, artiste peintre et elle a bien voulu nous parler de sa vie à Belleville.

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"Quand je suis venue m’installer au début de l’année 2002, dans le quartier de Belleville, une intuition assez puissante me faisait penser, contrairement à ce que certains m’en disaient, que j’avais tiré le bon numéro à la loterie de la vie. Le premier point positif c’était le rapprochement de mon lieu de travail, dans le 19e, où j’enseigne les arts plastiques.

À un moment, je me suis retrouvée sans atelier, avec 60 toiles entassées dans mon appartement, et aucune possibilité de travail. Dur dur… quand on adore les grands formats ! Il n’y a rien de plus angoissant pour un artiste que de voir empilées et emballées dans leur papier bulle, des heures et des heures de travail, sans parler de l’angoisse des toiles marquées par la pression du poids des châssis, des griffures dans la peinture et de l’encombrement que provoquent tous ces boulots qui dorment… Mes productions m’encombraient, et ça c’est terrible pour moi parce que je me sais capable d’en remplir quelques poubelles. C’est déjà arrivé trop souvent !

Alors, j’ai fait confiance à Belleville ! Je suis partie le nez au vent, attentive à tous les signes que m’envoyait le quartier. Des ateliers, à Belleville, il y en a partout, cachés dans d’adorables cours fleuries, perchés sous les toits, collectifs ou pour solitaires discrets… et bien sûr des artistes aussi… et même pas mal d’artistes reconnus : le quartier doit donner des ailes à la création !

C’est comme ça que je suis arrivée chez Bo’LiveArt, avec ma bonne étoile ! Joss Ébène, le percussionniste et peintre qui dirige le squat de main de maître et avec beaucoup de gentillesse a dû la voir briller au-dessus de ma tête, puisqu’une semaine après j’y avais ma place. Depuis, le quartier me fait sans cesse des clins d’œil : une exposition au "CHAT NOIR ", bar bien sympathique de la rue Jean-Pierre Timbaud du 1er août au 20 septembre, et d’autres dates à venir."

Du 18 au 25 octobre : Exposition "Sans Dessus Dessous" à la "Maison des Métallos", rue jean-Pierre Timbaud, 11e, organisée par "Artistes à la Bastille" en partenariat avec "Aubade". Une collaboration de trois femmes sur un même thème : une danseuse, une percussionniste, une peintre : Rosy !


Et chez Bo’LiveArt ?

Au squat Bo’LiveArt, l’été a été productif et malgré les menaces de fermeture, personne ne s’est découragé, et surtout pas ceux qui sont à l’origine de ce collectif artistique : Joss Ébène, Matar El Mostapha, Luis Passina. Le lieu a vécu et n’a pensé qu’à rester vivant : cours de tango argentin, répétitions théâtrales, castings et répétitions pour le nouveau film d’Abdel Kéchiche (réalisateur de "C’est la faute à Voltaire") et surtout, LE FESTIVAL" ART ET SQUATS" organisé par le PALAIS DE TOKYO, du 11 septembre au 2 octobre 2002.

Expositions de Matar El Mostapha, Luis Passina, Joss Ébène, Rosy Chaignon, Pu ça… performance de Sophie Chadefaux et mise en lumière de la plasticienne Sakurai Nidoni à partir de la peinture de Rosy, jazz avec le groupe Zygo Matie (Vincent Landover - piano, Arnaud Defrenne- guitare, Clément Blum en- basse contrebasse, Anne Pacéo-batterie percussions), "Tarn-tarn de mon coeur", percussions, danses, et poésie de Patricia Giorgi avec Joss Ébène, et bien d’autres animations dans ce beau squat décoré des mosaïques de Christian.

Notre plus cher souhait, c’est que ce lieu qui doit fermer comme tant d’autres squats d’artistes, continue de vivre, et pour longtemps. Tout le monde connaissant les difficultés dues à la rareté et au prix exorbitant de la moindre surface à Paris, ces lieux de création où s’établit une véritable énergie sont indispensables à l’émergence de l’artistique, celui qui naît là où on ne l’attend pas ; et peut-être encore plus qu’ailleurs Bo’Live Art est vrai : on y bosse, et ça sent "bo" et bon ! Alors Bo’Live Art ! Encore ! Un squat à garder !


Photo Yves Géant



Article mis en ligne en janvier 2015.

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