Y a-t- il encore en France une place pour ceux qui n’ont pas d’ARGENT ? Quelles que soient les origines des personnes qui vivent dans la rue, quels que soient les efforts réalisés par les associations, on rencontre de plus en plus de gens errant, dormant dans la rue, traînant avec eux leur triste bagage.
Le soir, des associations leur apportent un peu de nourriture. Il y a même des soins médicaux donnés dans des camions sur le trottoir. Et pour régler ces problèmes ; on vide les squats, on fait la chasse aux sans papiers... Nos quartiers de l’est parisien sont en tête dans cette mise en ORDRE qui nous rappelle dangereusement une époque pas très lointaine...Réagissons !
L’équipe
Paris brûle-t-il ?
quelque part dans les beaux quartiers à l’Hôtel des sans-papiers le vendeur de sommeil veille
heures lasses sur la cité un matelas et du papier peint dans la chambre flambent
flammes d’or dans une ville morte vingt ou trente morts qu’importe Jacques et Bertrand dansent condoléances et s’éteint la ville lumière...
TIAN
l’Avoir l’emporte sur l’Être !
Hormis les membres de l’écurie Élyséenne, de toute évidence déjà en place pour le grand combat…, qui ne l’a remarqué ? Quoi donc ? Mais qu’en cette année 2005, par un été mi-figue mi-raisin, le « Poète » se déclarant par la situation dépêché, s’est cru tenu de légiférer… et par ordonnances s’il vous plaît !
C’est qu’à n’en pas douter, c’est sur un novateur que nous sommes tombés là ! Cela ne fait, ni de l’année une grande année, ni du poète un grand poète, mais cela fait une grande trahison, et la preuve que le poète, ou du moins celui-là, n’est pas la poésie ! La poésie qui malgré cette invraisemblable imposture et misérable agression demeure…, et demeurera... bien après ledit poète !
Mais en attendant, quand il embauche ledit poète c’est à l’essai pour 2 ans, car il aime prendre son temps pour faire connaissance, histoire de ne pas prendre le risque de se retrouver dans l’embarras… et il a bien raison ledit poète, homme d’expérience s’il en est, car il n’y a rien de plus sournois qu’un embauché de quelques mois, toujours prêt dès la première occasion, à vous sortir le code du travail ! Ah, le code du travail ! vous allez voir comme il va vous le lessiver le code du travail ledit poète, car il a l’art et la manière… et c’est pour ça qu’il est à la manœuvre !
Vous l’avez reconnu, c’est bien lui évidemment qu’à l’instant je peins et vilipende ! Ce n’est pas à sa personne que je m’en prends, pas davantage à sa fonction, mais au travail qu’il est en train d’engager, qui n’est pas celui du poète qu’il prétend être ! Mais bel et bien celui d’un politique comme on en connaît déjà tant, et dont l’option fondamentale est de garder le Pouvoir, s’il l’a déjà, ou de le prendre s’il ne l’a pas encore ! Mais le prendre, ou le garder… pour en faire quoi ?
Pour l’avoir !, l’avoir et en jouir privativement, au lieu d’en faire l’outil d’une vraie politique d’élaboration sociale ! …au lieu de l’avoir pour « Être » et vivre ainsi mieux, bien mieux… avec l’Autre ! Là, serait pourtant un espace possible d’échange entre le Politique et… le Poétique ! Mais les hommes politiques même soucieux de poésie finissent toujours, pris qu’ils sont par les enjeux et la griserie du Pouvoir, par confondre l’enrichissement personnel, l’accroissement des privilèges, (ne parlons pas des biens c’est top trivial), avec l’Enrichissement personnel, l’élévation spirituelle, et par ne plus considérer que le premier !
Indéniablement jusqu’à ce jour, ce qui se compte et s’évalue pèse incomparablement plus que ce qui se conte, se pense et se réfléchit, l’Avoir l’emporte sur l’Être ! Est ce à ce point vraiment à jamais inévitable ? Il faut qu’au moins une fois quelqu’un, même naïvement pose la question, et… si un autre l’entendant décidait de la relayer ?
Un autre et puis un autre… et un autre encore, et encore un autre ! Alors soudain de partout sourd la question qui n’est plus, dès lors, une question, mais une évidence : « ça ne peut plus durer ainsi ! », ledit « Poète » doit immédiatement revoir sa copie et cesser de chercher à nous faire prendre sa vessie pour nos lanternes ! Dès l’instant, dans un bel et solide ensemble disons lui clairement, et par tous les moyens… qu’il perd son temps et ruine son talent, puisqu’il paraîtrait… qu’il en aurait !
GRAM Manège