Nos vieux cafés

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« La Vielleuse » et « Au Point du jour »

Portail historique de Belleville

Rédaction révisée au 10 novembre 2016.


Les cafés sont avec les pharmacies et les boulangeries les commerces qui se perpétuent le plus longtemps à la même adresse. La lecture des annuaires le démontre. Ces boutiques changent de propriétaire – ou de gérant – et de décor, bien sûr, mais leur type d’activité demeure. Parfois même, leur enseigne se transmet.

Dans un précédent article publié sur le site La Ville des gens, à l’onglet « Des lieux », nous avons parlé du Vieux Saumur et des Folies, deux débits de boissons installés de part et d’autre de la rue Dénoyez depuis cent cinquante ans et davantage. Encore plus fort, notre nouveau « papier » va traiter d’une paire d’établissements dont les origines reposent au cœur du XVIIIe siècle.

L’un est très connu, La Vielleuse, bien en vue à l’angle des boulevard et rue de Belleville ; l’autre, Le Point du jour, campé en face, au coin du boulevard de la Villette, l’était aussi naguère, jusqu’à ce que, en 1973, la rénovation du quartier ne le condamne à la démolition. L’urbanisme rompait ainsi la symétrie qui fit un jour dire à l’écrivain indigène Clément Lépidis que ces deux bistrots populaires formaient les piliers d’une entrée solennelle dans Belleville.


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Face à face, de part et d’autre de l’entrée de la rue de Belleville, les deux cafés vers 1960.

Deux maisons de boissons…

Les ancêtres de La Vielleuse et du Point du jour illustrent un phénomène historique qui, à Belleville et dans d’autres banlieues de la capitale [1], s’est caractérisé par une progressive aliénation des propriétés agricoles tout au long du XVIIIe siècle à partir de la fin du règne de Louis XIV, cela surtout dans les basses parties occidentales de notre pays montueux. Les demeures de campagne de riches bourgeois en profiteront de manière particulière ainsi que les commerces de vin, ces derniers étant souvent ouverts par des paysans reconvertis.

Tel dut être le cas de nos deux maisons de boissons ou de bouteille , comme on disait jadis. En tout état de cause, c’est la plus exacte façon de désigner leur activité car il ne s’agissait pas et ne s’agira jamais vraiment de cabarets champêtres, les fameuses guinguettes, qui abonderont dans le bas de Belleville à partir de la Révolution française. Les guinguettes, en plus de servir boissons et repas, offraient au public l’agrément d’un jardin et d’un parc, avec des aires pour les jeux et la danse. Leur registre était donc plus ample.




La Vielleuse
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La vielleuse, imperturbable, tourne toujours son instrument en 2011. On ne saurait dire quand cet ornement fut mis en place mais le style du dessin est manifestement ancien.

C’est l’un des points de rendez-vous usuels pour les Parisiens qui ont à faire à Belleville. S’il a tant soit peu l’humeur exploratrice, le visiteur qui pénètre de nos jours dans la Vielleuse par la porte du côté de la rue de Belleville avise tout de suite à gauche, accroché au mur, un singulier élément de décoration : un rectangle de miroir encadré, zébré d’une profonde fêlure et orné de l’effigie peinte d’une joueuse de vielle à roue (voir photo ici présente).

« Voilà donc la déesse tutélaire de la maison », commence par se dire le curieux, établissant le rapport avec le nom de l’enseigne. Mais une question germe presque simultanément dans sa tête. Pourquoi exposer un bout de miroir fêlé ? Un tel étonnement dénote l’ignorance de l’état des lieux trente ans plus tôt.

Blessée, elle n’a jamais cessé de jouer…


En effet, la mise en scène de la musicienne était alors bien différente car sa peinture trônait au centre d’une glace qui, face à l’entrée, courrait tout du long et à l’arrière du comptoir. L’encadré qui se voit de nos jours n’en constitue donc qu’une petite découpe. La glace, en 1982, était déjà fêlée mais une inscription portée au-dessus, et qui a disparu aujourd’hui, donnait l’explication de l’intrigante ornementation. On lisait : « Malgré la Grosse Bertha qui la blessa le 9 juin 1918, elle [la musicienne] n’a jamais cessé de jouer l’hymne de la victoire. » Ainsi le miroir zébré et décoré se veut-il le rappel d’un évènement survenu à la fin de la Première Guerre mondiale, quand la glace pâtit du souffle de l’explosion d’un obus tiré par un canon allemand de longue portée et tombé près du café [2].


Vers 1978 : la fameuse glace fêlée et l'inscription patriotique.



De « La Vache noire » à « La Vielleuse »

Mais La Vielleuse, à l’époque, était déjà une très vénérable dame qui avait bien entendu changé plusieurs fois d’aspect au cours de sa longue existence. Remontons le temps de cent cinquante années.

C’est un sinistre qui, rapporte en 1889 le journaliste Emmanuel Patrick [3], présida à sa naissance. L’accident qui en fut cause survint le jour de la fête des Brandons, qui se célébrait chaque année en janvier. Il s’agissait d’une festivité paysanne qui, nullement spécifique à Belleville, était en réalité répandue ; sans doute liée aux rituels du printemps et de la fécondité, elle trahissait un vestige païen.

Voici en quoi elle consistait localement : au niveau d’une ferme ou d’un hameau de cultivateurs, un énorme feu de joie était allumé sur la chaussée. Autour de lui jeunes garçons et filles dansaient des rondes puis, ayant prélevé des brandons, les promenaient tout autour des maisons, des granges et des étables tout en chantant des cantiques. Le 21 janvier 1740, la fête se déroula à La Vache noire, vieux domaine agricole qui se situait au pied de la chaussée de Belleville, à la hauteur de notre n° 2. La liesse se termina mal. Un incendie déclenché maladroitement par les torches détruisit une grande partie des installations du domaine, qui fut démantelé et vendu par lots dans les années suivantes.

Les flammes épargnèrent relativement la maison fermière de La Vache noire qui, retapée, allait devenir La Vielleuse. Se transforma-t-elle immédiatement en café ? c’est probable mais difficile à assurer car la documentation sur le ou les premiers propriétaires manque. Quoi qu’il en soit, le traiteur Jean-Paul Clause (ou Close) prit en main l’établissement en 1788.

Cet homme, un Lorrain qui avait alors 31 ans, ne jouissait pas vraiment de la célébrité mais s’était taillé une bonne réputation comme maître d’hôtel du maréchal et gourmet bien connu Georges de Contades, à Strasbourg. Passant à son compte, il espéra trouver le succès à Belleville, dont la vogue commençait à s’affirmer parmi les épicuriens de Paris, avec une recette à lui de pâté de foie gras, mais dut très rapidement déchanter.

Il revendit vers 1790-1792 la maison du 2, rue de Belleville à un certain Gilles Dénoyez. Nous reverrons plus loin ce nouveau personnage après nous être un peu attardé sur le cas de Clause. A Patrick, déjà présenté, il apparaît clair que le traiteur fut l’inventeur de l’enseigne de La Vielleuse et que ce nom dériverait simplement du fait qu’il avait embauché une jeune joueuse de vielle à roue pour accompagner le repas des clients. Clause fut probablement aussi celui qui mit en place, pour faire enseigne, une statuette à l’effigie de la musicienne au-dessus de l’entrée de l’établissement. Et l’extraordinaire est que cette sculpture, traversant les siècles, tenait encore sa place en 1982. Emmanuel Patrick affirme cependant qu’à l’œuvre d’origine avait été substituée en 1822 une réplique en terre cuite due à un artiste… sicilien [4]. On la voyait alors dans un renfoncement de la façade


La Vielleuse, à droite, vers 1905. On aperçoit, au pan coupé, la statuette de la musicienne au-dessus du auvent et du fronton, comme en figure de proue.


La famille Dénoyez

Le remplacement se fit à l’initiative de Jean-Claude Dénoyez, le fils aîné du Gilles évoqué plus haut et qui, à la mort de son père (1807), prit la tête de l’empire de maisons de boissons constitué par lui à Belleville. La Vielleuse en faisait partie à côté de cinq ou six autres établissements (Le Bœuf rouge, Le Coq hardi…) auquel Jean-Claude, en 1810, ajouta le légendaire cabaret du Grand Saint-Martin (ancêtre des non moins célèbres Folies-Belleville).


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1842 : le départ du cortège de la descente de la Courtille à la barrière d’octroi de Belleville (tableau de Célestin-François Nanteuil). La Vielleuse est cachée par le bâtiment de la douane.

La famille Dénoyez constitue à elle seule le symbole de la grande époque bellevilloise des guinguettes de la Courtille, région où se situaient Le Point du jour et La Vielleuse. Entre 1800 et 1848, au sein d’un paysage d’où s’effacèrent progressivement les atours bucoliques du XVIIIe siècle, les cabarets Dénoyez et quelques concurrents telle la maison Favié attireront sur la pente occidentale de la côte de Belleville des foules de Parisiens en goguette [5].

Jules Vallès évoque le café dans son Insurgé. A la date fatidique du 28 mai, qui marque la défaite de la révolution ouvrière de 1871, l’écrivain communard écrit : « Aux fenêtres de La Vielleuse, et de toutes les maisons d’angle, les nôtres ont mis des paillasses, dont le ventre fume sous la trouée des projectiles. » [6]

A cette date, l’exploitant de l’établissement, dont les Dénoyez s’étaient dessaisis, avait pour nom Brûlé. D’autres tenanciers (Mayeur, Epingard puis Audrières…) lui succèderont avant une prise en main durable par la famille Duchemin vers 1912 ; durable car elle se poursuivra jusqu’en février 1982 (sous l’ultime gérance de M. Valette).


1932, La Vielleuse côté terrasse sur le boulevard de Belleville.On note que la petite sculpture de la musicienne a été déplacée par rapport à la photo de 1900 (voir plus haut).


C’est alors que le bâtiment tout en rez-de-chaussée du café fut démoli pour faire place aux constructions modernes que nous connaissons aujourd’hui et au pied desquelles La Vielleuse a repris vie dans d’autres mains, avec une peau différente d’où l’esprit d’antan a disparu.


La moderne Vielleuse, sans statuette.


Miséreux du rouge et du petit blanc…

Un aspect de cette tradition, telle qu’elle se perpétuait dans les années 1950, nous a été rendu par Lépidis : « Miséreux du rouge et du petit blanc qui fait trembler, écrit-il dans Belleville [7], les derniers spécimens de dinosaures de l’ivrognerie hantèrent longtemps le bas de la rue de Belleville. […]


La Vielleuse. Terrasse dans les années 1970. On distingue la façade du cinéma Cocorico.L’histoire de ces gens était tragique. Ils buvaient leurs économies – quand il y en avait –, le travail en cours et la quittance de loyer, le mobilier, le linge. Puis, quand il ne restait plus que des hardes, ils s’en faisaient un balluchon et s’en allaient chercher refuge au comptoir de La Vielleuse ou du Point du Jour , surtout à La Vielleuse, devant la glace que la Grosse Bertha fêla […]. La nuit venue, ils couchaient à la terrasse du café sur quelques chaises qu’un garçon compatissant laissait en place, exprès. De semaine en semaine, hommes et femmes, surtout les femmes, tombaient de plus en plus bas dans la déchéance. La dernière étape avant la mort, c’était le renfoncement de l’ancienne boutique du photographe qui jouxtait l’entrée du cinéma Cocorico. » [8]


En 1965, Mme Fau-Duchemin, la patronne, au comptoir. Derrière elle, l'effigie de la vielleuse peinte à même le miroir.Ce brave Clément forçait sans doute un peu le trait du pittoresque misérabiliste mais l’auteur de cet article peut livrer un témoignage personnel des années 1978-1980 sur la perpétuation du culte de la dive bouteille à La Vielleuse : à l’heure de fermeture, vers 23 heures, quelques clients buveurs de fond demeuraient scotchés au comptoir derrière lequel, du reste, le taulier et le dernier garçon de service n’étaient pas tellement moins imbibés. Cela donnait des scènes de « vidage » ineffables !

Lépidis rapporte aussi, dans son roman La Main rouge (éd. du Seuil, 1978), que La Vielleuse fidélisait une clientèle de joueurs de billard, dont les meubles étaient disposés au bout de l’« impressionnante » courbe dessinée par le comptoir, du côté du boulevard.


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L’ambiance dans l’ancienne « Vielleuse ». Scène du film « Neige », de Juliet Berto et Jean-Henri Roger (1982). On voit, comme actrice, Juliet en barmaid. © UGC Paris-Louxor.



Au Point du jour

« Au Point du jour » autour de 1905.


Nous sommes globalement moins riches en informations sur son compte. La principale source tient à un article de chronique d’un journaliste signant Emmanuel Patrick dans Le Courrier français. [9] Auteur d’une longue série de « papiers » livrés en feuilleton : « Assommoirs, bouges et cabarets. Les cabarets centenaires », Patrick écrit le 25 mars 1888 : « Un des derniers cabarets – avec La Vielleuse – que les transformations successives de Paris aient laissé subsister au bas de Belleville, Le Point du jour date des premières années du XVIIIe siècle », modeste buvette dans une baraque de planches pour commencer puis maison en maçonnerie, poursuit le chroniqueur. Le passage le plus intéressant de son texte réside dans le rapport qu’il fait, à partir de souvenirs écrits laissés par un ancien valet de chambre et secrétaire de Voltaire, Sébastien Longchamp, d’une mésaventure, ô toute mondaine, et savoureuse en même temps, advenue à quatre excellentes amies de l’auteur de Candide.
Redonnons la parole au journaliste du Courrier : « L’établissement du Point du jour n’a jamais joui, dans le monde des noceurs d’autrefois, d’une célébrité quelconque. Il était au niveau de La Vielleuse, sa voisine, et au-dessous du Grand Saint-Martin  ; mais il lui arriva plusieurs fois de profiter de l’affluence qui se pressait, en 1757-58 et 59, dans la rue de l’Orillon, à proximité de la Courtille, où était établi le Cabaret Ramponeau, le plus fameux des cabarets du dernier siècle. […] C’est ainsi que Le Point du jour voyait souvent de brillants gentilshommes, en compagnie de dames masquées, se mêler fraternellement et sans façon à sa clientèle ordinaire. Une fois, notamment, au mois de novembre 1758, mesdames du Châtelet, de Boufflers, de Mailly, du Deffent et quelques autres curieuses non moins haut placées dans l’échelle sociale, résolurent d’aller souper chez Ramponneau, en compagnie de galants chevaliers [dont Voltaire en personne, peut-être, NDR], cela va sans dire. Malheureusement, les couverts n’avaient pas été retenus dès le matin, et il fut impossible à la brillante société d’obtenir un coin de table ni un fragment de fricandeau. Alors, comme ces belles et nobles dames étaient parties avec l’intention de s’encanailler, elles ne voulurent pas en avoir le démenti, et ce fut au Point du jour qu’elles allèrent souper. » [10]
Or ce n’était pas seulement de belles dames que ces femmes de l’aristocratie mais encore des échantillons du plus bel esprit français du XVIIIe siècle. Dans le salon fameux que tenait la comtesse de Boufflers, elles étaient connues pour donner la réplique aux philosophes des Lumières. Madame du Châtelet était fort capable d’échanger des avis sur des formules mathématiques ou des expériences de physique avec d’Alembert ; elle traduisit d’ailleurs Isaac Newton en français. La marquise du Deffand, salonnière elle aussi, fut en outre une épistolière de haut rang et Louise Julie de Mailly séduisit Louis XV par la grâce de sa conversation très cultivée autant que par sa beauté. Le passage, même accidentel, de si doctes personnes au Point du jour apporta certainement à celui-ci quelque renom nouveau. Conféra-t-il à l’établissement une aura de café littéraire ? On en jurerait volontiers car, de 1830 à 1850, en pleine époque de la gloire de la Courtille, il avait les faveurs des écrivains et des artistes.


Les plaisirs de la Courtille à la grande époque (gravure vers 1820).


On y voyait alors souvent attablés, relate toujours Patrick, le dramaturge Merville (de son vrai nom Pierre-François Camus), par ailleurs colon d’Algérie, le romancier, dramaturge et poète Joseph-Xavier Boniface (dit Saintine, auteur du Mutilé), le conteur Michel Masson – qui ne se déplaçaient guère en venant là car ils habitaient tous trois du côté de notre rue Piat [11] – et le chroniqueur Eugène Briffaut. Ils voisinaient avec le peintre Narcisse Diaz de la Pena, de l’école de Barbizon, le lithographe Jules Coigniet et le sculpteur Antoine-Louis Barye, célèbre pour ses œuvres animalières (dont le Lion assis du Louvre).

Parmi les fidèles, il faut tout particulièrement noter Etienne Cabet, théoricien communiste auteur de Voyage en Icarie (1842). Cette présence permet de rappeler que, sous le règne du roi Louis-Philippe, Belleville fut l’un des lieux où l’esprit révolutionnaire de juin 1848 germa puis se développa. A cela peut certainement se rattacher un fait de répression : c’est en effet dans les murs du Point du Jour que, aux lendemains de l’émeute populaire ratée contre l’Assemblée nationale, le 15 mai 1848, la police arrêta le révolutionnaire Villain. Il s’était réfugié dans Belleville mais fut dénoncé par le faux ami qui l’hébergeait [12].

Crispoul, Seurre, Allary et Caux apparaissent dans les Annuaires commerciaux et industriels de Bottin et Didot comme des exploitants successifs du café après 1850 [13]. Sur les fameuses cartes postales des années 1900, l’enseigne se voit accompagnée de l’indication « maison D. Girard » et, vers 1925-1929, Le Point du jour était aussi connu sous la désignation de café Astord, nous apprennent les cartons d’invitation de l’érudite Société du Vieux Belleville, qui y donnait des conférences. A la même époque, le café passait des réclames vantant sa qualité dans le journal local Le Funi.


Le même endroit en 2011.Il semblerait que le dernier patron de l’établissement ait été, à partir de 1931, la société Saint-Etienne et Johannin. Le Point du jour perdit peu à peu de sa superbe d’autrefois mais conservait encore, à Belleville, de nombreux partisans quand tomba, en 1971, l’avis d’expropriation qui préluda à la démolition, deux ans plus tard, de l’immeuble qui l’abritait . A son emplacement s’étend dorénavant le jardin qui pare le pied du bloc monumental où siège le syndicat CFDT.


La Vielleuse est à présent veuve.

La Vielleuse est à présent veuve. Dans sa salle au décor très design, il faut imaginer que les fantômes des clients d’autrefois peinent à se retrouver. Sans remonter très loin, que dirait la grande chanteuse réaliste Berthe Sylva du nouveau look du café où elle aimait prendre un petit verre, en voisine car elle habitait rue de Pali-Kao ?

Et l’accordéoniste de légende Jo Privat n’en perdrait-il pas les notes de sa java swing, lui qui, au tout début des années 1930, gamin de Ménilmuche encore apprenti du piano à bretelles, vint faire la manche ici ?

Et puis l’actrice et réalisatrice Juliet Berto, l’une des égéries du cinéma français de la décennie 1970, qui eut le bonheur, et l’honneur, de fixer sur la pellicule de son film Neige les ultimes lueurs de l’astre bistrotier bellevillois d’hier avant son éclipse définitive.

Il y a au moins une chose qui, d’une Vielleuse à l’autre, n’a pas changé, c’est la fréquentation des mamans juives : depuis cinquante ans, elles dressent chaque après-midi sans désemparer leur salon de thé à la terrasse du boulevard de Belleville.


Maxime Braquet


Du sein de la rubrique « Réactions » des lecteurs qui suit les notes et qu’il importe de lire en entier, nous recommandons spécialement la prise de connaissance des deux courriers de M. Jean-Claude Rihard des 6 avril 2013 et 17 septembre 2016. Ils sont importants à plusieurs niveaux : précision de la disposition des lieux, impressions d’ambiance (y compris olfactives), fonctionnement du sous-sol et de la salle des billards, dans l’ancienne Vielleuse, d’avant 1980. Merci, M. Rihard.



Toute utilisation en dehors du cadre privé ou scolaire doit faire l’objet d’une demande auprès de l’association la Ville des Gens : info chez des-gens.net ou de M. Braquet : bramax2013 chez hotmail.fr

Notes :

[1Rappelons que, jusqu’en 1860, Belleville fut une commune indépendante de Paris.

[2La précision historienne nécessite de dire que, à cette date, le canon coupable n’ était plus la Grosse Bertha mais celui que l’état major de l’armée de Guillaume II dénommait le Ferngeschütz, ou Pariser Kanonen. Au moment de l’explosion était présent Charles Barock (selon Louis Bergeret*), un artiste de music-hall très aimé à Belleville : il assista aux premiers pas de chanteur du Ménilmontanais Maurice Chevalier et dirigea le Concert du Commerce, rue du Faubourg-du-Temple*. Il ne fut pas blessé mais sérieusement commotionné (selon Louis Bergeret, Mes Trente Ans de théâtre et de music-hall, 1929).

[3Ce chroniqueur, entre 1884 et 1890, rédigea pour le Courrier français une longue série d’articles sur les vieux bals et cafés de Paris. Nous en avons tiré de nombreuses informations pour l’écriture de notre propre texte.

[4Le choix de la joueuse de vielle à roue comme fétiche a en outre pu être encouragé par le personnage légendaire de Fanchon la Vielleuse, centre de l’histoire d’une vraie musicienne de village “ montée †à Paris de sa Savoie natale et sur laquelle la rumeur a brodé un destin exceptionnel. De bouche à oreille, la légende circulait beaucoup dans le dernier quart du XVIIIE siècle. Elle vécut encore un bon moment au siècle suivant, inspirant l’écriture de plusieurs pièces de théâtre à succès.

[5On pourra lire à ce sujet la brochure La Gloire de la Courtille que, en 2004, nous avons rédigé, avec la collaboration de Mme Christiane Douyère-Demeulenaere, pour l’Association d’histoire et d’archéologie du 20e arrondissement (AHAV).

[6La Vielleuse n’a pas joué dans l’époque précommunarde un rôle comparable à celui de la salle Favié ou des Folies-Belleville (Dénoyez). Le 2 février 1869, dans le contexte d’élections législatives et pour pallier la carence momentanée du Dénoyez, eut cependant lieu en ses murs une réunion publique ou l’on discuta des mandats populaires à confier aux candidats Briosne, Millière, Hugo et Rochefort.

[7Livre coécrit avec l’historien Emmanuel Jacomin, éd. Veyrier, 1988.

[8Au 128 du boulevard de Belleville. Ce cinoche de quartier, doté d’une étonnante cabine de projection en saillie sur la rue, a été démoli luis aussi en 1982.

[9Tous les numéros de cette publication sont lisibles en ligne sur Internet à partir de BNF Gallica.

[10Note d’érudition : plaisant, ce récit cause malgré tout plusieurs soucis à l’historien. Contrairement, en premier lieu, à ce que présente Patrick, il est peu probable que, autour de 1758, Le Point du jour et La Vielleuse se soient trouvés face à face ou presque. On l’a dit tout à l’heure, c’est à cette époque que l’ancienne ferme de la Vache noire se mua en cabaret, bien que ce ne fût pas dans l’instant sous l’enseigne de La Vielleuse. En ce milieu du XVIIIe siècle, les cultures agricoles dominaient encore largement dans le paysage du pied de notre rue de Belleville et il y a de maigres chances pour que d’autres cabarets ou maisons de boisson se soient alors tenus compagnie de chaque côté de la grand-chaussée. Cette observation, cela va de soi, vaut encore plus pour la date des premières années du siècle où le journaliste place la naissance du Point du jour. Nous ne pensons pas pourtant que le chroniqueur affabule mais simplement qu’il mélange les époques en condensant l’écoulement du temps. Il se peut aussi que ce Point du jour ait changé d’adresse, comme bien d’autres de ses homologues dans le commerce de boisson l’on en vérité fait au lendemain de l’érection du mur douanier (octroi) des Fermiers généraux (1786-1789). Auparavant, il se tenait sans doute dans la même partie, autour de notre rue Saint-Maur, du faubourg du Temple où triomphait Le Tambour royal de Ramponeau et tout donne à penser que là se noua la mésaventure des quatre nobles dames. L’autre préoccupation que suscite l’article tourne autour de la légitimité de la source d’information dite « Sébastien Longchamp ». Cet homme, qui n’a rien publié de lui-même, a en effet laissé un manuscrit de mémoires de ses années d’office auprès de Voltaire et de sa maîtresse madame du Châtelet. Ce document a eu deux éditions posthumes mais, dirait-on, partielles car l’anecdote du souper contrarié des amies de M. François-Marie Arouet n’y figure pas. Le manuscrit même, aujourd’hui conservé au département concerné de la BNF, site Richelieu, raturé, corrigé, surchargé d’ajouts, d’inclusions, et annoté par diverses mains, est d’un déchiffrement très malaisé. Patrick, semble-t-il, est parvenu à en extraire son récit.

[11D’après Charles Nodier et Louis Lurine, Les Environs de Paris, paysage historique, monuments, mœurs, chroniques et traditions, 1844. Ces deux auteurs apportent la précision que les habitations de Saintine et de ses collègues se situaient près des deux moulins, c’est-à-dire au bout de l’ancienne villa Ottoz, aujourd’hui allée du parc de Belleville.

[12Désigné président du club bellevillois des Droits de l’homme début mars 1848, Villain anima sans doute sous le règne de Louis-Philippe les sociétés républicaines conspiratrices de notre montagne . Le menuisier Deprat, autre membre du club susnommé, habitait l’immeuble même du Point du Jour.

[13Le propriétaire, dans toute cette époque, pourrait être la famille Derondel que cite Emmanuel Patrick.

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Réactions
par inconnu - le : 1er novembre 2012

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Je ne connaissais pas votre site, particulièrement intéressant ! Je me suis pourtant passionné pour "La vielleuse", jouant moi-même de cet instrument !
Le miroir est une représentation de "Fanchon la vielleuse", personnage ayant eu un succès énorme dans les années 1760-1770.
La légende créée autour de Fanchon est très éloignée de la réalité ! Françoise Chemin (Ciamin pour ses parents restés dans le royaume de Piémont-Sardaigne) , est née en 1737 (à PARIS ?)sa famille est originaire d’un petit village du comté de NICE, aussi "savoyard" que Chambery ou Annecy !
Je pourrais vous en parler pendant des heures !

Répondre à inconnu

le : 4 novembre 2012 par Salvatore en réponse à inconnu

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Merci pour votre message et surtout si vous avez des choses à nous apprendre et à partager, n’hésitez-pas à nous envoyer vos articles à info chez des-gens.net

S.Ursini
La Ville des gens

par inconnu - le : 29 janvier 2013

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

il est stupéfiant de lire sous la photo représentant les deux établissements "photo datant de 1905" alors que sur celle ci nous distinguons
clairement une deux chevaux et une quatre chevaux ?

Répondre à inconnu

le : 31 janvier 2013 par Salvatore en réponse à inconnu

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Bien évidemment, c’est 1955 et non 1905. Cette affreuse coquille a complètement échappé à ma vigilance. Elle est pourtant tellement visible, si visible même que notre aimable lecteur aurait dû la voir comme telle et non pas supputer une désinformation par ignorance ou confusion mentale. Il est clair que ce ne pouvait pas être 1905, et pas seulement à cause des voitures. Cela n’enlève cependant rien au devoir de prier cette personne de bien vouloir accepter mes excuses.

Maxime Braquet

par Jean-Claude - le : 6 avril 2013

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

S’agissant de la Vielleuse il conviendrait de rappeller qu’outre le tableau vitré qui fit sa célébrité, il y avait dans ce café une dizaine de billards (français) et qu’il s’y déroulait des tournois mémorables . Ce café était immense et tout en profondeur.
Des années durant le sous sol était tenu par une dame-pipi, qui s’occupait des toilettes et du téléphone. En ce temps là on téléphonait avec des jettons à fente …. une autre époque !

Répondre à Jean-Claude

le : 7 avril 2013 par Salvatore en réponse à Jean-Claude

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Bonjour,

Merci pour votre message, j’ai transmis à l’auteur de l’article qui ne manquera pas de vous écrire.

Toutes les précisions sont les bienvenues.

Bien à vous.
S.Ursini
La Ville des Gens

le : 8 avril 2013 par inconnu en réponse à Jean-Claude

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Cher Jean-Claude
Formidable, le témoignage que vous apportez. Allez-y, développez cela, c’est du profit pour tout le monde.
Maxime Braquet

par SIMONY Jean -Jacques - le : 5 mai 2014

La Vielleuse et le Point du jour, portail historique de Belleville

Au sujet de la phrase qui commentait le personnage de la Vielleuse et qui a maintenant disparu, hélas … il était écrit : …. l’hymme de la victoire … avec 2 mm et non pas l’hymne !
Il fallait être observateur pour s’en apercevoir …
Je l’avais fait maintes fois remarquer à de nombreux visiteurs qui ne l’avaient pas vu !

Répondre à SIMONY Jean -Jacques

par inconnu - le : 26 mars 2015

La Vielleuse et le Point du jour

Dans les années 50-60 nous habitions rue JP Thimbaut, mon père qui s’échinait chez Renault était
un fou de billard et il allait jouer à la Vielleuse le soir . Moi j’étais un éleve de l’école du bd de Belleville
pas très loin de ce fameux café( en face ) et je me souvient avoir à deux reprises manquer l’école
pour aller au cinéma Cocorico voir Maciste. Que la vie de quartier était magnifique à cette époque,
que de beaux souvenirs et quelle tristesse quand les premiers engins ont commencé à détruire ce village de Belleville.

Répondre à inconnu

le : 27 mars 2015 par Salvatore en réponse à inconnu

La Vielleuse et le Point du jour

Bonjour,

Merci pour votre témoignage que nous transmettons à l’auteur de l’article.

Cordialement.

S.Ursini

par Placido Carrerotti - le : 6 novembre 2015

La Vielleuse et le Point du jour

Heureux de retrouver cette évocation d’un lieu où je ne suis allé qu’une fois enfant, amené par ma grand tante qui habitait le quartier. Je revois parfaitement le miroir de cette photo prise en 78. Triste de savoir que tout cela a été détruit pour bétonner le quartier…

Répondre à Placido Carrerotti

le : 7 novembre 2015 par Salvatore en réponse à Placido Carrerotti

La Vielleuse et le Point du jour

Bonjour,

Merci pour votre témoignage.
Cordialement.
S.Ursini
La Ville des Gens

par RIHARD JEAN-CLAUDE - le : 17 septembre 2016

La Vielleuse et le Point du jour

Je reviens sur le café la "Vielleuse" sur lequel j’avais posté jadis.

On a beaucoup parlé de son miroir mais assez peu de la configuration de ce café.

Si on le visite aujourd’hui il a été amputé des 9/10 ème de sa surface.

Ce café était très large en façade (en témoignent les vieilles photos qui font apparaître la terrasse). Mais ce café était aussi très profond, il devait arriver pratiquement jusqu’à la rue Desnoyer.

Dès l’entrée sur le côté droit à peu près à la hauteur du comptoir, un escalier très étroit qui descendait au sous-sol où se trouvait les WC et le téléphone.
Au fur et à mesure que l’on descendait le nez était pris par des effluves désagréables d’urine ! L’endroit était pourtant tenu par une "dame pipi" . Elle passait ses journées à tricoter. L’endroit n’était pas véritablement sale, mais à l’époque on ne connaissait pas le déodorant ! Il valait mieux y venir le matin , cela sentait la Javel !
Les murs étaient carrelés de blanc avec quelques "fresques" de couleur marron fonçé … le carrelage rappelait celui du métro.
Dame pipi avait pour mission de maintenir les lieux propres, de surveiller les clients et de vendre de jetons de téléphone, car il y avait une cabine téléphonique avec ses annuaires de plusieurs kilos.
Lorsque l’on avait satisfait son besoin naturel, on remontait "vite fait" en surface pour se ré-oxygéner !

L’intérieur du café était dans un style des années 1900, avec ses tables rondes en piètement de fonte et dessus rond, marbré et cerclé de laiton.
Dispersés au milieu du café des supports à rangement. Ils étaient constitués d’un piètement haut sur patte terminé par une boule d’environ 25cm de diamètre. Cette boule était faite dans un alliage probablement cuivré, mais cette boule était très claire et brillait car astiquée tous les jours ou presque.
Elle s’ouvrait et contenait éponges et chiffons que les serveurs utilisaient pour nettoyer les tables. Les serveurs encore au tout début des années 50 avaient le pantalon noir, la chemise blanche avec un très long tablier descendant presque jusqu’au pieds.

Au fond de la salle de nombreux billards (de l’ordre d’une dizaine) . C’était presque une académie de billards et ces derniers étaient très sollicités.
Pour ma part je ne me souviens que de billards français (à trois boules et sans trou sur le tapis).Peut-être plus tard y eut-il quelques billards américains.
Au mur le mobilier de rangement pour les queues ainsi que les compteurs manuels permettant d’enregistrer les points.
Chaque table de billard était surmontée d’un lustre descendant assez bas et éclairant la table. Le reste de la salle était dans une quasi obscurité.
C’était toujours amusant de voir le cérémonial de la préparation des queues. Chaque joueur choisissait sa queue (selon son poids, les queues pouvant être lestées différemment) . Puis muni d’un petit cube, une sorte de craie bleue, le joueur frottait longuement son procédé ( = bout de la queue en cuir qui entre en contact avec la boule) .
Souvent des essais était fait avant que la partie commence.
Trois boules au total, deux blanches et une rouge .
La partie pouvait se jouer en libre ou avec des figures imposées ( une bande, deux bandes …, ravachole …). Les mordus pouvaient jouer des heures d’affilée !
Tout une époque …..

Répondre à RIHARD JEAN-CLAUDE

le : 20 septembre 2016 par Salvatore en réponse à RIHARD JEAN-CLAUDE

La Vielleuse et le Point du jour

Bonjour Mr Rihard,

Je vous remercie pour votre contribution que nous avons validée sur le forum de cet article.

Je transmets à Mr Braquet qui ne manquera pas de vous répondre

Bien cordialement.
Salvatore Ursini
La Ville des Gens

le : 23 septembre 2016 par inconnu en réponse à RIHARD JEAN-CLAUDE

La Vielleuse et le Point du jour

Très vifs remerciements, cher monsieur Jean-Claude Rihard, pour votre témoignage précis et vivant. Je dirai premièrement que les impressions olfactives, même point trop agréables, sont tout à fait des points d’accroche du souvenir du passé et de l’histoire. Un certain Marcel Proust nous a magnifiquement instruits de cela.
Une romancière qui préparait la rédaction d’un roman devant prendre cadre à Belleville me demanda il y a quelques années de certifier que vers 1910, des parfums d’urine ou d’autres déjections animales flottaient bel et bien dans beaucoup de rues de notre colline. Bref, qu’on y sentait quelque chose de la ferme. Jusque-là, je n’avais pas spécialement porté attention à cet aspect mais l’interpellation de l’écrivaine m’a placé devant l’évidence : évidemment, en 1910 encore, les étables et les écuries étaient nombreuses à Belleville, les premières liées au commerce de lait des nourrisseurs de vaches, ultimes représentants de l’âge paysan de notre montagne ; les secondes au fait que la traction automobile n’avait pas encore remplacé les chevaux ; il a du y avoir des sortes de "garages" à chevaux parce que chaque commerçant n’était pas forcément en mesure d’entretenir dans la surface de son activité l’animal avec lequel il livrait ses marchandises. Les compagnies d’omnibus avaient d’ailleurs des relais.
A propos de vos notations sur la salle des billards, puis je vous demander, Jean-Claude, l’origine de l’appellation ce coup de queue "la ravachole" (dit aussi casin), plus que curieuse, non ?
D’une façon ou d’une autre, je vais tenir compte de votre courrier dans une révision prochaine de ma rédaction.
Je suis heureux de vous saluer,
Maxime Braquet

par Guy Estadieu - le : 8 février 2017

« La Vielleuse » et « Au Point du jour »

Bonjour,
je vous ai adressé un message le 1e novembre 2012 auquel vous avez répondu le 04 . J’ai de la suite dans les idées car j’ai des choses à faire connaitre. J’ai un projet d’ouvrage très avancé :
"Fanchon la vielleuse et l"émigration Savoyarde"
Par rapport à la biographie établie par Auguste JAL, restée un peu floue sur les origines de Françoise CHEMIN, j’ai trouvé par passion et avec une certitude absolue (j’ai les preuves !)
que sa famille était originaire d’un hameau perdu du comté de Nice, perché à 1670m. d’altitude
Après avoir oscillé entre réalité et légende de ce personnage incontournable, j’ai décrit
l’émigration hivernale des autochtones du terroir de la famille CHEMIN , très pittoresque.

Je peux me faire éditer gratuitement, … mais sans la moindre promotion !
Les éditeurs régionaux contactés ne semblent pas intéressés. Connaissent-ils Fanchon ?
Peut-être que la filière parisienne sera plus performante.
Si vous connaissez un éditeur susceptible d’être intéressé, faites-le moi savoir
Je reste à votre disposition pour toute précision complémentaire,
cordialement,.

Répondre à Guy Estadieu

le : 14 février 2017 par inconnu en réponse à Guy Estadieu

« La Vielleuse » et « Au Point du jour »

Cher monsieur Estadieu
Je ne suis pas trop renseigné sur les éditeurs et leurs collections. Pour l’histoire de Fanchon, essayez Jean-Cyrille Godefroy, La Martinière et L’Harmattan voire Eric Hazan. Vous trouverez aisément leurs coordonnées respectives sur l’Internet. A défaut de prendre en charge votre projet, ils pourraient vous indiquer de bien meilleures pistes de maisons éditrices que je n’en suis capable.
J’espère que votre démarche aboutira. Personnellement, j’aimerais bien lire votre livre.
Bien à vous et bonne chance,
Maxime Braquet

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