Créée le 3 décembre 1992, une Chorba pour Tous
est connue pour l’action qu’elle mène grâce à son chapiteau sous lequel elle offre le couvert chaque soir à tous pendant la période du ramadhan.
Mais l’association propose ses services et ceux de ses bénévoles durant toute l’année sous des formes diverses.
Solidarité quotidienne
Tous les jours, aux alentours de 19h, les bénévoles distribuent pain et bols de chorba au métro Stalingrad.
Ateliers d’insertion
L’association a mis en place des ateliers d’insertion socioprofessionnelle destinés à préparer leurs bénéficiaires à l’entrée dans les organismes de droit commun.
Action médiation et santé publique
Depuis 2002 et l’octroi d’un poste "adulte-relais", une Chorba pour Tous propose les services d’une médiatrice en santé publique qui assure un accueil personnalisé et confidentiel. Elle peut fournir une aide pour vos démarches de demande de logement, d’accès aux soins et aux organismes de droit public.
Téléphone : 01 40 36 17 50
E-Mail : direction@chorbapourtous.org
unechorbapourtous@yahoo.fr
Site : Une Chorba pour tous
Une soupe solidaire - 2010-01-09 17:18:29 - Ecrire
Les 900 repas distribués à Barbès (XVIIIe) et à Stalingrad (XIXe) tous les soirs, c’est eux. Les 200 colis alimentaires donnés chaque semaine aux familles démunies du nord de Paris, c’est eux aussi. Et la grande tente dressée pendant le mois du ramadan pour offrir une chorba à tous — soupe que l’on boit pour rompre le jeun —, c’est toujours eux. Mais l’association Une chorba pour tous, née en 1993, a peur pour la suite. Car les locaux qu’elle occupe au 68, rue de Crimée (XIXe) depuis 2005 doivent être rénovés par la Siemp, société immobilière de la Ville de Paris spécialisée dans l’habitat insalubre… « Nous avons reçu une première lettre qui nous demandait de quitter les lieux le 31 décembre 2009, explique Chafia Azouni, directrice administrative de cette association qui regroupe 4 salariés et 175 bénévoles. Maintenant, il semblerait que nous ayons quelques mois supplémentaires… mais le problème reste intact : nous ne trouvons aucun autre local adapté à nos activités et dans nos moyens à Paris ! » Dans le privé, les prix sont inabordables. Et la Ville de Paris ne trouve pas de locaux à leur proposer.
Problème de la cuisine
Ce ne sont pas les activités administratives qui posent problème—la Chorba propose des cours d’alphabétisation, un suivi social et professionnel, un accueil juridique et des initiations à l’informatique— mais la cuisine. « La Siemp nous a bien proposé d’autres locaux, mais sans aucun espace pour la cuisine, confirme Chafia. Cette activité est pourtant primordiale pour nous. Elle fait partie de notre identité. » Devant ces inquiétudes, la Siemp tente de temporiser. « Les travaux dans l’immeuble de la rue de Crimée ont pris du retard. L’association peut donc rester pendant quelques mois. Et, si l’on peut, on leur fera de nouvelles propositions. » La direction des affaires sociales de la Ville de Paris (Dases), qui a rencontré les responsables de l’association à la fin de l’année, adopte, elle, un ton moins réconfortant. « Trouver des locaux avec cuisine pose un gros problème. Et en construire une demande 1 million d’euros d’investissement. » Mais toutes les portes ne sont pas fermées : « Une solution pourrait être de demander à la Chorba de partager des cuisines avec d’autres associations », suggère la Dases qui rappelle que « l’aide alimentaire aux plus démunis est une compétence qui relève de l’Etat et non de la Ville »



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