Déportations vers Auschwitz du 6/07/1942 et du 24/01/1943

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Les convois d’otages dit des « 45000 » et des « 31000 »

Les déportations vers Auschwitz du 6 juillet 1942 et du 24 janvier 1943. Les convois d’otages dit des « 45000 » et des « 31000 ». Parmi ces déportés, 19 habitaient le 19ème arrondissement.

Marcel Couriol
Victoria Viva Daubeuf
Albert Debut
Camille Léopold Delattre
Élie Delville
Adrien Dufumier
Robert Lambotte
Léon Lecomte
Alfred Marinelli
Angèle Mercier
Roger Mercier
Constance Rappenau
Maurice Raimond
Raymonde Georges
Mario Ripa
Simone Sampaix
Alfred et Henri Varlet
Abraham Wajsbrod


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Histoire de ces deux convois :

Pour la majorité de ces déportés, antifascistes, hommes et femmes, ils ont été des militants actifs du puissant mouvement social et du Front Populaire de 1936, ou pour les plus jeunes ont grandi dans ce contexte de luttes et d’espoir.

Les années qui avaient précédé cette période étaient marquées par la montée des fascismes en Europe et une tentative de coup de force de l’extrême droite en France.

C’est contre cette menace qu’un grand mouvement populaire s’était organisée..

Engagés pour la plupart dans l’action politique, syndicale ou associative avant la guerre, leur entrée en résistance contre le régime de Vichy et l’occupant ont été le prolongement naturel et la traduction de leurs convictions.

Par mesures de représailles contre l’action de la Résistance, l’occupant-avec l’aide de la police française mit alors en place une politique d’otages, fusillant par dizaine des hommes maintenus en détention sans jugements.

Ces exécutions sommaires ne mirent pas fin aux actes de résistances et eurent pour effets, au contraire, de développer une grande émotion et une hostilité croissante à l’occupant dans la population.

C’est pourquoi Hitler et ses généraux eurent l’idée de faire disparaître en déportation vers les camps de la mort, une partie des otages destinés jusque-là au peloton d’exécution : Ils pensaient qu’une menace permanente pesant sur le sort d’un grand nombre de militants, dont personne ne saurait rien, paralyserait l’action patriotique de leurs compagnons et de leurs proches.

1175 hommes regroupés au camp de royallieu à Compiègne seront choisis avec soin pour être déportés dans le convoi du 6 juillet 1942. Plus de mille d’entre eux sont militants ou sympathisants communistes et, sur une liste séparée, les 50 derniers otages juifs du secteur C de Compiègne. Il en sera de même, quelques mois plus tard, pour les 230 femmes déportées dans le convoi du 24 janvier 1943.
Les hommes et les femmes de ces deux convois sont dénommés les « 45000 » et les « 31000 » à cause du matricule qui les désignait et qui fut tatoué sur leur avant-bras, comme pour la plupart des détenus enregistrés à Auschwitz.

Sur les 1175 hommes déportés le 6 juillet 1942, seulement 119 ont survécu. Sur les 230 femmes déportées le 24 janvier 1943, 49 sont rentrées.

Qui étaient ces déportés du 19e ?



Marcel Couriol
(matricule 45405)

Il est né le 18 octobre 1921 à Sainte-Christine dans le Puy de Dôme. Au moment de son arrestation, il habite chez ses parents au 40 rue de Joinville dans le 19e arrondissement.

Marcel Couriol est étudiant au lycée Voltaire. C’est dans ce Lycée, au début de l’occupation, qu’il est sollicité par de jeunes communistes pour participer à des distributions de tracts.

Dès lors, il prend part à l’action de propagande clandestine des JC dans ce Lycée.
Au début de l’année 1941, deux inspecteurs de la 1re brigade spéciale des renseignements généraux de la préfecture de police sont chargés d’enquêter sur la propagande communiste clandestine diffusée dans les milieux étudiants et notamment au sein du lycée Voltaire.

Marcel Couriol est arrêté le 17 janvier et conduit au dépôt de la préfecture de police. Cinq jeunes militants sont pris dans la même affaire.
le 3 mai 1941, Marcel Couriol est condamné à six mois de prison.

Le 31 mai, il est transféré au quartier des mineurs de la Maison d’arrêt de Fresnes puis maintenu un temps après sa fin de peine comme interné administratif avant d’être libéré.

Le 28 avril 1942, la police allemande l’arrête de nouveau à son domicile, cette fois comme otage, et le conduit au camp de Royallieu à Compiègne dans l’Oise.
Avec les internés du camp sélectionnés comme otages, ils sont 1175, Marcel Couriol est déporté vers le camp d’Auschwitz où il est enregistré à son arrivée le 8 juillet 1942.
Il meurt le 19 septembre 1942. Marcel couriol est déclaré « Mort pour la France » (JO. du 29-01-1988) et son acte de décès porte la mention « Mort en déportation ».



Vittoria Viva Daubeuf
née Nenni (matricule 31635)

Vittoria DAUBEUF, née Nenni, dite « Viva », est née à Ancône (Italie) le 31 décembre 1915. C’est l’une des quatre filles de Piétro Nenni, dirigeant du parti socialiste Italien exilé en France après l’avènement du fascisme dans son pays. Vittoria se marie avec un français, Henri Daubeuf en 1937, ils habitent au 22 rue Rémy de Gourmont sur la Butte Beyrgère dans le 19e arrondissement.

Henri est le gérant d’une imprimerie, « la Société Française d’impression et d’édition » située 14 rue de Bellevue. En 1942, il est sollicité par le Parti Communiste clandestin pour imprimer journaux et brochures.

Le 18 juin 1942, la police parvient à repérer tout un réseau d’imprimeries qui travaillent pour la Résistance dont celle que dirige Henri Daubeuf. Henri Daubeuf est arrêté et placé au dépôt de la préfecture de police. Peu après, Vittoria est elle-même interpelée et internée au fort de Romainville.

Le 11 août 1942, Henri Daubeuf et d’autres résistants impliqués dans la même affaire, sont fusillés au Mont Valérien.

Le 24 janvier 1943, Vittoria Daubeuf, désignée comme otage, fera partie des 230 femmes déportées à Auschwitz où elle mourra le 16 juillet 1943.



Albert Debut
(matricule 45430)

Albert Debut est né le 15 mars 1914 à Douai dans le Nord. A 16 ans, il entre comme chaudronnier ferblantier à la « Société L’Est Radiateurs » dont les ateliers se trouvent 37 rue Bouret à Paris 19e. Marié, il est père de trois enfants.

Vers 1936, la famille est domiciliée au 30 rue des Chaufourniers (19e) dans un logement HBM de la ville de Paris.
C’est en 1938 qu’il adhère au Parti Communiste Français. Le 12 novembre 1939, alors que le Parti Communiste est interdit, Albert Debut, connu pour ses idées, est convoqué au commissariat du quartier « Combat » suite à une dénonciation. Aucune preuve d’activité illégale n’a pu lui être attribuée.

C’est peu après l’occupation, en juillet 1940, qu’Albert Debut accepte de faire des collectes pour les familles de militants communistes emprisonnés et remet aussi des tracts à des personnes qu’il connaît.

Des inspecteurs de la brigade des Renseignements Généraux ayant constaté une recrudescence de propagande communiste aux abords des HBM de la rue Mathurin Moreau, sont amenés à s’occuper d’Albert Debut déjà fiché pour ses antécédents. Le 6 décembre en soirée, la police se présente à son domicile pour une perquisition. Elle trouve sur lui une liste de souscription en faveur de la femme et des enfants du militant communiste Millet décédé en prison, de deux tracts ronéotypés, mais aussi divers autres papiers qui permettront à la police de remonter la filière des résistants communistes dans le 19e. C’est ainsi qu’elle découvrira chez un autre militant notamment un lot important de l’Humanité et de la vie ouvrière clandestines.

Le 13 décembre 1940, Albert Debut est condamné à six mois de prison.
A l’expiration de sa peine, il est libéré le 23 avril 1941 et réintègre son entreprise deux jours après.

Le 28 avril 1942, Albert Debut est de nouveau arrêté à son domicile, cette fois comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations organisée par les autorités d’occupation avec le concours de la police de Vichy dans le département de la Seine. Ces arrestations visent majoritairement les militants communistes ayant déjà fait l’objet de poursuites par la police et la justice française.

Le 6 juillet 1942, Albert Debut est déporté à Auschwitz où il meurt le 25 août 1942.
Albert Debut est déclaré « mort pour la France ». Une plaque commémorative est apposée à l’entrée de l’immeuble du 30 rue des Chaufourniers où il a vécu.



Camille Delattre
(matricule inconnu)

Au moment de son arrestation, Camille Delattre est domicilié au 12 rue Botzaris près des Buttes Chaumont.

Le 6 mars 1941, lors d’une vague d’arrestations aux domiciles de militants communistes, il est arrêté pour possession de tracts et écroué à la Maison d’arrêt de la Santé dans le 14e.

Le tribunal correctionnel de la Seine le condamne à 6 mois d’emprisonnement. Il est transféré à la prison de Fresnes.

Comme pour la plupart des prisonniers dans son cas, Camille Delattre n’est pas libéré à l’issue de sa peine. Le préfet de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif. Il est transféré au « centre de séjour surveillé » de Rouillé aux environ de Poitiers.

Le 22 mai 1942, il fait partie d’un groupe de 156 internés remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduits au camp allemand de Royallieu où il est désigné comme otage pour être déporté par le convoi du 6 juillet 1942.
Il meurt à Auschwitz le 3 octobre1942.



Élie Delville
(matricule 45448 ?)

Elie Delville est né le 6 juillet 1894 à Beuvry dans le Pas-de-Calais.
C’est un ancien combattant de la guerre de 1914 au cours de laquelle il est cité à l’ordre de son régiment et reçoit la croix de guerre.

Elie Delville est mineur de fond dans cette région minière qu’il quitte en 1933 pour s’installer à Paris au 21 rue de Meaux, puis au n°16 de cette même rue dans le 19è arrondissement.

Le 27 avril 1937, il s’engage dans les Brigades internationales aux côtés des républicains espagnols pendant la guerre d’Espagne.

Le 24 décembre 1941, peu après 6 heures du matin, dans le cadre d’une vague d’arrestations organisées par la police française contre 33 anciens membres des Brigades internationales, Elie Delville est arrêté à son domicile par des agents du commissariat du quartier « Combat ». Il est conduit à la caserne désaffectée des Tourelles, boulevard Mortier dans le 20e où il est déclaré « interné administratif ».

Le 5 mai 1942, Elie Delville fait partie des 24 internés des Tourelles, pour la plupart anciens brigadistes, que viennent prendre des gendarmes allemands afin de les conduire au camp allemand de Royallieu. Désigné comme otage, il fera partie des déportés du convoi du 6 juillet 1942 vers Auschwitz où il meurt le 21 septembre 1942.
La mention « mort en déportation » est apposée sur son acte de décès.



Adrien Dufumier
(matricule 45499)

Adrien Dufumier est né à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais le 26 septembre 1895. Après ses études primaires, il reçoit une formation de tôlier-zingueur.
En septembre 1914, au début de la guerre, il est incorporé au 22e régiment d’infanterie avec lequel il participe aux offensives de Champagne en 1915. Il est cité à l’ordre du régiment pour son courage.

En 1926, Adrien Dufumier réside à Paris où il travail comme ouvrier zingueur. Militant communiste, il est membre du comité de rayon du 19earrondissement. Le 14 novembre 1936, âgé de 41 ans, il s’engage dans les brigades internationales aux côtés des républicains espagnols où il passe 22 mois sur divers fronts au cours des combats contre les franquistes.

De retour en France, c’est bientôt une autre guerre, les débuts de la 2e guerre mondiale et la défaite de la France devant l’armée allemande. C’est l’occupation et la répression qui s’installe dans tout le pays.

Adrien Dufumier habite au 21 avenue Simon Bolivar depuis l’avant guerre. C’est là qu’il est arrêté le 7 février 1941 pour « activité communiste ».

Plusieurs de ses camarades du 19è sont arrêtés dans la même affaire.
Condamne à 1 an de prison, il est transféré à la prison de Fresnes.

A l’expiration de sa peine, il n’est pas libéré mais transféré avec un groupe de détenus au « centre de séjour surveillé » de Voves dans l’Eure et Loir.

Le 10 mai 1942, Adrien Dufumier avec 80 autres internés du centre, sont remis aux autorités allemandes et dirigés vers le camp de Royallieu.
Désigné comme otage, il est déporté à Auschwitz le 6 juillet 1942 où il meurt le 4 novembre de la même année. Il a été homologué « déporté politique ».



Robert Lambotte
(matricule 45722)

Robert Lambotte est né le 11 décembre 1921 à Paris. Il demeurait chez ses parents au 2 rue Hassard dans le 19e.
Membre des jeunesses communistes, il participe à la création d’un groupe clandestin dans le quartier du Plateau, près des Buttes Chaumont, avec notamment les frères Cadet, Maurice et Jean habitant au 82 rue de la Villette, tous deux furent fusillés le 26 novembre 1942.

Le 12 septembre 1940, Robert Lambotte est arrêté à son domicile par des inspecteurs de la police judiciaire pour distribution et placardage de tracts. Il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé dans le 14e.

Le 8 février 1941, au cours d’un procès où sont jugés 50 résistants communistes, la chambre des mineurs du tribunal correctionnel de la Seine condamne Robert Lambotte à quatre mois d’emprisonnement.

Bien que sa peine soit couverte par la détention préventive effectuée, Robert Lambotte n’est pas libéré, le préfet de police de Paris ordonne son internement administratif.
Le 27 février suivant, il fait partie d’un groupe de 45 internés administratifs, dont Guy Môquet, transférés à la Maison centrale de Clairvaux dans l’Aube.

À la suite d’un procès en appel à Paris qui confirme sa peine, il est transféré cette fois au « centre administratif » de Gaillon dans l’Eure, puis le 4 mai 1942 il est envoyé au « centre de séjour surveillé de Voves (Eure-et-Loir).
Le 20 mai 1942, Robert Lambotte est du nombre des 28 internés de ce camp que viennent chercher des gendarmes français pour les remettre aux Allemands du camp de Royalleu.

Le 6 juillet 1942, désigné comme otage, Robert Lambotte est déporté à Auschwitz par le convoi des « 45000 ».

En octobre 1944, il est dirigé dans un commando vers la mer Baltique, sur le canal de Kiel pour y travailler.

C’est le 1er mai 1945, les SS s’étant enfuis, que les déportés se libèrent en rejoignant les troupes anglaises.De retour en France, Robert Lambotte deviendra journaliste à l’Humanité comme grand reporter durant 38 ans. Robert Lambotte est décédé à Paris le 5 janvier 1984.



Léon Lecomte
(matricule 45751)

Léon Lecomte est né le 23 avril 1912 à Saint-L’aumone dans le Val d’Oise.
Au moment de son arrestation, il est domicilié au 32 rue de Joinville à Paris 19e.

Léon Lecomte est commis principal au Ministère des Finances, rue de Rivoli. Militant communiste, ses camarades le surnomment « le percepteur ». Il reprend ses activités militantes dans la clandestinité après sa démobilisation.
Le 19 septembre 1940, peu après l’occupation de Paris par l’armée allemande, Léon

Lecomte est arrêté alors qu’il colle des papillons dans une rue du quartier. On trouvera chez lui, des écrits et du matériel destinés à leur impression.
Le 28 octobre, le 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine le condamne à Quinze mois d’emprisonnement. D’abord écroué à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris, il est interné successivement à la prison de Fresnes puis de Poissy dans les Yvelines.

Le 17 août 1941, date prévue pour sa libération, Lecomte est maintenu en détention et le 19 septembre le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.

Le 9 octobre, il fait partie des 60 militants communistes (40 détenus venant du dépôt de le préfecture de police, 20 venants de la caserne des Tourelles) transférés au « centre de séjour surveillé de Rouillé dans le département de la Vienne.

Le 9 février 1942, Lecomte est remis avec 56 autres de ses camarades du camp aux autorités d’occupation, à la demande de celles-ci et conduit à Royallieu.
Le 6 juillet 1942, sélectionné comme otage, il est déporté vers Auschwitz ou il meurt le 21 octobre 1942 d’après les registres du camp.

Léon Lecomte est déclaré « mort pour la France » et la mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès.



Alfred Marinelli

Alfred Marinelli est né le 6 janvier 1903 à Paris dans le 19e. C’est un ouvrier Chaudronnier-tolier qui, au moment de son arrestation, habite au 31 rue de Nantes dans ce même arrondissement.

Il est arrêté par la police française pour distribution de tracts communistes le 6 mars 1941. Il est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris 14e. Le lendemain, la 12e chambre du tribunal correctionnel de la Seine le condamne à 10 mois de prison.
Comme la plupart de ses camarades arrêtés dans ces mêmes conditions, Alfred Marinelli n’est pas libéré à l’issue de sa peine. Le 21 octobre le préfet de police de la Seine signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.

Le 22 mai 1942, au camp de Rouillé où il se trouve, il fait partie d’un groupe de 156 internés remis aux autorités allemandes pour être transférés au camp de Royallieu.
Désigné comme otage, il fera partie de ce convoi des 45000, parti de la Gare de Compiègne vers Auschwitz le 6 janvier 1942.

La date exacte de la mort d’Alfred Marinelli n’est pas connue. La mention « Mort en déportation » est apposée sur son acte de décès. (J.O. du 9-12-1994).



Angèle Mercier
(matricule 31851)

Angèle Mercier nais le 24 juin 1909 à Chaumes-en-Brie en Seine et Marne. À la fin de sa scolarité à 13 ans, elle est placée chez des commerçants où elle est à la fois bonne à tout faire et vendeuse.

Cette famille s’attache à Angèle et lui confie à 24 ans la gérance du petit hôtel « magd’hotel » à clientèle ouvrière situé au 3-5 rue de Lunéville dans le 19è arrondissement.
Angèle Mercier fait la connaissance de Pierre Landrieux avec qui elle va vivre maritalement.

Dès lors, son destin sera intimement lié à celui de son compagnon, lui-même machiniste aux studios cinématographiques des Buttes Chaumont, responsable CGT et communiste.

Mobilisé en 1939, Pierre Landrieux combat sur le front où il est fait prisonnier en juin 1940 et interné dans un stalag de Prusse Orientale.

Dès l’automne 1940, Angèle Mercier décide de s’engager dans la lutte clandestine sous l’occupation allemande. En mai 1941, elle est affectée au sein de l’« organisation spéciale » (OS), première formation de résistance armée du Parti communiste. Elle est l’agent de liaison de Georges Vallet, un ancien des brigades internationales en Espagne.

En 1942, Angèle Mercier devient, sous le pseudonyme de « Nicole », agent de liaison à l’état-major des FTP de la région parisienne aux côtés de Cécile Rol-Tanguy et c’est dans cette période pleine de périls, quelle projette un mariage par procuration avec Pierre Landrieux.

Le 21 décembre 1942, Angèle est arrêtée à Levallois-Perret par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris au retour d’une mission. Elle ne livrera aucun secret malgré un interrogatoire violent.

Internée un temps à la prison de Fresnes, Angèle Mercier est transférée le 23 janvier 1943 au camp allemand de Royallieu, elle y rejoint les otages venant du Fort de Romainville. Le lendemain matin 24 janvier, 230 femmes seront déportées à Auschwitz par le convoi dit des 31000. Angèle Mercier meurt le 9 avril 1943 au cours d’un appel où elle est transportée mourante par ses camarades. Le 30 novembre 2006, la municipalité du 19e, en présence du maire de Paris, inaugure un nouveau centre d’animation dans le 19e, il porte le nom de : Centre d’animation Solidarité-Angèle Mercier.



Roger Mercier

Roger Mercier est né le 12 novembre 1923 à Paris 13e. Au moment de son arrestation, il est domicilié au 26 rue Alphonse Karr dans le 19e arrondissement, il a à peine 18 ans. Sous l’occupation, il est actif dans un groupe de jeunes dirigé par Camille Bouvinet, l’un des responsables communiste du 19e. Ces jeunes habitent pour la plupart les HBM de la rue Alphonse Karr et du 52 rue de l’Ourcq. Ils diffusent clandestinement de la propagande communiste dans ce quartier populaire de l’arrondissement.

Le 23 octobre 1940 au matin, il est arrêté sur dénonciation par des policiers français en même temps que son frère Marcel plus âgé. Ce dernier bénéficie d’une condamnation avec sursit, mais il subit malgré tout l’internement administratif, la règle imposée par le régime de Vichy à la suite de ces arrestations.
Roger est libéré au bénéfice de l’âge, mais il sera fiché par la police qui viendra, le 28 avril 1942, l’arrêter à nouveau à son domicile cette fois comme otage, lors d’une grande vague d’arrestations dans le département de la Seine visant majoritairement des militants du Parti communiste clandestin.

Il se retrouve au camp de Royallieu d’où il partira le 6 juillet en déportation pour Auschwitz avec le convoi des 45000.

Il meurt dans ce camp d’extermination le 17 octobre 1942, il a à peine 19 ans.
Il est homologué comme déporté politique et la mention « mort en déportation » figure sur son acte de décès. Une plaque commémorative est apposée à l’entrée de l’immeuble où Roger Mercier a vécu.



Contance Rappeneau
(matricule 31754)

Constance Rappeneau dite la Mère My est née le 3 janvier 1879 à Domecy-sur- Cure dans l’Yonne. Elle part très jeune à Paris où, à force de travail, elle parvient à acquérir un petit café restaurant dans le 19è au 121 boulevard Sérurier sous le nom de « l’Aquarium bar » (chez My). C’est là qu’elle sera arrêtée le 25 novembre 1941.
Constance Rappeneau est une militante engagée.

Avant la guerre, le député communiste de l’arrondissement, Jacques Grésa, y tenait ses permanences électorales. Le mari de Constance, est un ancien des brigades internationales en Espagne. Au début de l’occupation, Constance et son mari vont faire de leur restaurant un lieu où nombre de résistants se croisent et se rencontrent.
En 1941, Pierre Georges, le futur colonel Fabien et d’autres résistants communistes y viennent et s’y sentent en confiance.

Jules Dumont, lui-même un ancien des brigades, l’un des chefs de l’ »organisation spéciale » du Parti communiste à Paris, vient parfois y prendre ses repas. Il est chargé de l’organisation des structures de la lutte armée dans ce secteur de Paris et des environs.

A proximité immédiate du restaurant, au 3 avenue Debidour dont le gardien est Louis Coulibeuf, Jules Dumont y installe un laboratoire où seront fabriqués des engins explosifs.

En novembre 1941, Gilbert Brulstein, recherchés après l’attentat contre le Feldcommandant de Nantes, est provisoirement caché dans ce laboratoire. Reconnu par un policier chez la Mère My, la police déclanche le 25 novembre un coup de filet sur le restaurant.

Constance Rappeneau est emprisonnée à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris. D’abord condamnée à deux ans de prison, elle est acquittée en appel le 4 septembre 1942. Mais le 22 octobre, elle est internée au fort de Romainville. Le 23 janvier 1943, elle fait partie des femmes transférées au camp de Royallieu en préalable à leur déportation comme otages. Le lendemain, Le 24, elle quitte ce camp avec 230 femmes pour Auchwitz par le convoi dit des 31000. A 64 ans, Constance Rappeneau meurt le 17 février 1943 au block 25 du camp des femmes de Birkenau. Son nom figure sur le monument dédié aux enfanfs de Domecy-sur-Cure morts pour la France.



Maurice Raimon
(matricule 46030 ?)

Maurice Raimond est né le 21 septembre 1897 (ou 99) à Château-Thierry dans l’Aisne. Mobilisé au cours de la guerre de 1914-1918, il est décoré de la croix de guerre. Ouvrier cordonnier, Maurice Raimond est domicilié au 9 rue Arthur - Rozier dans le 19e arrondissement.

Membre du Parti communiste Français, il est aussi en 1939, l’un des secrétaires nationaux du Secours Populaire Français et administrateur de son journal, La Défense. Démobilisé en août 1940, actif dans la clandestinité, il reconstitue le Secours Populaire interdit.

Maurice Raimond est arrêté à son domicile le 6 septembre 1940 par la police française et écroué à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris. Jugé et acquitté faute de preuves, il n’est pas libéré pour autant. Le 4 février 1941, le préfet de police de Paris signe l’arrêté ordonnant son internement administratif.

Des divers camps où il est successivement interné, il atteint finalement celui du centre surveillé de Rouillé. C’est là, que Maurice Raimond, le 22 mai 1942, fera partie d’un groupe de 156 internés - dont 125 seront plus tard déportés avec lui - remis aux autorités d’occupation à la demande de celles-ci et conduis au camp allemand de Royallieu.

Le 6 juillet 1942, désigné comme otage, il fait partie du convoi dit des « 45000 » partant pour Auschwitz. Maurice Raimond meurt à Auschwitz le 19 septembre 1942. Il est homologué comme « déporté politique et la mention « mort en déportation » est apposée sur son acte de décès.



Raymonde Georges
née Le Margueresse (matricule 31750)

Raymonde Georges est née le 18 janvier 1917 à Paris 14e. Elle se marie le 7 novembre 1939 avec Daniel Georges qui, un mois après, sera mobilisé à la déclaration de guerre contre l’Allemagne.

Daniel a deux frères dont l’un est Pierre Georges, celui qui deviendra plus tard le colonel Fabien dans la Résistance. Daniel et Pierre s’étaient engagés dans les brigades internationales aux côtés des républicains espagnols dans leur combat contre le général Franco. Jacques, Le plus jeune des trois, il n’avait que 18 ans, avait lui aussi tenté de rejoindre les brigades internationales, mais il avait été refoulé à la frontière.

Toute cette famille sera activement engagée dans l’action clandestine au moment de l’interdiction du Parti communiste en 1939 et plus tard dans la Résistance communiste sous l’occupation.

Félix Georges, le père, et son gendre Guillaume Scordia, seront fusillés. Une plaque commémorative est apposée au 100 Boulevard de la villette dans le 19è.
Raymonde Georges, sera également engagée activement dans l’action clandestine de toute cette famille dès l’interdiction du Parti.

Jacques Georges, le frère Cadet, typographe de son métier, imprimait des tracts dans un local de l’avenue Jean Jaurès.

Au début de septembre 1939, au cours d’une livraison de ce matériel au domicile de Raymonde, avenue Secrétan, Jacques Georges tombe nez à nez avec la police française en train de perquisitionner le domicile de sa belle-sœur. Ils sont arrêtés.
Jacques Georges est écroué à la Maison d’arrêt de la Santé, mis à l’isolement dans le quartier des mineurs. Il y restera 6 mois.

Raymonde est en détention préventive à la Maison d’arrêt pour femmes de la Petite Roquette à Paris dans 11e. Le 12 novembre 1940, condamnée à un an de prison, elle est libérée ayant déjà purgé sa peine.

Elle retrouve à Paris la famille Georges. Pierre Georges est devenu « Frédo » dans la Résistance. En 1941, il est chargé d’organiser l’action armée contre l’occupant. Lui-même réalise une première action en abattant un officier de la Kriegmarine le 21 août 1941.

Engagée elle aussi dans les FTP, Raymonde Georges devient l’agent de liaison de son beau frère, elle prend part à des transports d’armes.
Le 11 août 1942, en gare de Fontainebleau, elle est arrêtée avec un sac à dos lui donnant l’apparence d’une campeuse.

Le 21 octobre 1942, elle est transférée au camp allemand du Fort de Romainville situé sur la commune des Lilas en banlieue parisienne. Le 22 janvier 1943, cent premières femmes otages sont transférées en camions au camp de Royallieu. Le lendemain, Raymonde Georges fait partie du deuxième groupe de cent vingt-deux détenues du Fort qui les y rejoint. Toutes passent la nuit du 23 janvier à Royallieu.
Le matin suivant, 24 janvier, deux cent trente femmes sont conduites à la gare de marchandises de Compiègne. Elles montent dans les quatre derniers wagons à bestiaux d’un convoi dans lequel 1450 hommes ont été entassés la veille.
Ces quatre wagons de femmes se dirigeront directement vers Auschwitz où elles arriveront le 26 janvier au soir.

Raymonde Georges y meurt à une date non précisée au cours du mois de mars 1943.
Elle a été homologuée au grade de sergent au titre de de la résistance intérieure Française.



Mario Ripa
(matricule 46060)

Mario est né le 26 janvier 1916 à Pontecorvo en Italie.

Au moment de son arrestation, il habite chez ses parents au 51 rue de l’Ourcq dans le 19è arrondissement. Mario Ripa travaille comme imprimeur à la société I.D.M. au 73 rue de l’Ourcq, tout près de chez lui.

Sportif, il est inscrit à la FSGT. C’est aussi un militant communiste. En 1939, il est mobilisé à la déclaration de guerre et est blessé au cours des combats en 1940. Il est hospitalisé à Bordeaux.

De retour à Paris occupé, il reprend très vite le contact et ses activités au sein du parti clandestin. Il est notamment responsable à la propagande pour le quartier Villette-Pont de Flandre. Repéré par la police, Mario Ripa est arrêté le 23 octobre 1940 à 7 heures du matin. En même temps que lui, sont arrêtés pour propagande communiste, les frères Mercier, domiciliés au 26 rue Alphonse Karr, René Millet domicilié 3 rue de l’Oise, responsable du PCF clandestin pour l’arrondissement, et les frères Alfred et Henri Varlet. Mario Ripa est écroué le jour même à la Maison d’arrêt de la Santé à Paris (14e).

Jugé le 21 décembre 1940, Mario Ripa est condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis, mais n’est pas libéré pour autant. Il est conduit au « Centre de séjour surveillé d’Aincourt, un sanatorium désaffecté isolé en forêt de Seine et Oise, et spécialement conçu en octobre 1940 pour y recevoir des « internés administratifs ».
Par la suite, à la demande des autorités d’occupation, il est conduit au camp de Royallieu où il sera désigné comme otage parmi tous ceux qui seront déportés à Auschwitz le 6 juillet 1942 par le convoi des « 45000 ».

Mario Ripa figure parmi les 119 survivants des 1175 déportés de ce convoi.



Simone Sampaix
(matricule 31758)

Née à Sedan le 14 juin 1924, Simone Sampaix est l’ainée de trois enfants dont le père, Lucien Sampaix, fut le secrétaire général du journal l’Humanité de 1932 à 1941. Elle s’éveille très tôt à l’engagement de ses parents, en particulier de son père, militant ouvrier et journaliste. Il a été fusillé le 15 décembre 1941 par les Allemands.

En 1932, la famille s’installe à Paris dans le 19è arrondissement rue Emile Devaux. Simone fait la connaissance d’André Biver, son voisin avec lequel elle va, dès le début de l’occupation, s’engager dans des actions de résistance avec un groupe de jeunes communistes surnommés les mouflets tant ils étaient très jeunes. En 1942, Simone Sampaix rejoint l’action des FTP, les « francs tireurs et partisans ». Elle appartient à un groupe de trois combattants dont elle est l’agent de liaison. Ses deux camarades sont André Bivert et Isidore Grinberg.

Les 10 et 11 mai 1942, aucun de ses deux compagnons n’est présent au rendez-vous qu’ils ont dans le cimetière du Père Lachaise. Le 13, elle se rend au 16 rue de la goute d’or où devait avoir lieu le repêchage en pareil cas.
Elle tombe dans une souricière tendue par des inspecteurs français de la sinistre brigade Poinsot.

Conduite au dépôt de la préfecture de police de Paris, elle y subit un interrogatoire sous les coups des policiers. Sans jugement, Simone Sampaix est livrée aux allemands au fort de Romainville le 27 août 1942.

Le 24 janvier 1943, au petit matin, Simone et ses camarades sont conduits à Compiègne d’où un train les transporte vers Auschwitz. Elle a 18 ans lorsqu’elle pose le pied dans l’enfer de Birkenau, le camp de la mort d’Auschwitz.
Elle est affectée au commando de construction de la voie ferée, puis à celui de « bûcheronnage ». Soumise à une vie de bagnard, souvent malade, au seuil de la mort, elle réussit à survivre grâce à une incroyable volonté et à la solidarité de ses camarades.

Le 4 août 1944, devant l’avancée de l’armée soviétique, le camp est évacué et transféré vers celui de Ravensbrück. Enfin, le 23 avril 1945, libérée, Simone est évacuée par la Croix Rouge Suédoise jusqu’à Malmöe, elle pèse 23 kilos.

Simone Sampaix est décédée le 28 août 1998 à LURCY-LEVIS dans l’Allier où elle s’était retirée. Ses deux camarades du groupe ont été arrêtés et sont morts. André Bivert a été fusillé le 19 octobre 1942, et Isidore Grinberg guillotiné le 8 août 1942.
A l’occasion du 60e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2005, le nom de Simone Sampaix a été donné à une longue allée arborée de LURCY-LEVIS.



Alfred Varlet
(matricule 46175)
Henri Varlet
(matricule 46177)

André Varlet est né le 30 mai 1923 au Pré-Saint-Gervais en Seine Saint Denis. Au moment de son arrestation, le 23 octobre 1940, il habitait chez ses parents rue de l’Ourcq comme son frère aîné Henri, né le 22 juillet 1920 à Paris 20e, arrêté lui aussi le même jour.

Ils étaient impliqués dans la même affaire que les frères Marcel, Roger Mercier, René Millet et Mario Ripa pour propagande communiste. Ils comparaissent devant la chambre des mineurs du tribunal correctionnel de la Seine ou Alfred est relaxé, sans doute vu son âge, et Henri est condamné à six mois d’emprisonnement et lui aussi finalement libéré à l’issue de sa peine…

Le 28 avril 1942, Alfred Varlet et son frère sont de nouveau arrêtés à leur domicile, mais cette fois comme otages lors d’une grande vague d’arrestations décidées par les autorités d’occupations et menées par la police française.
Conduits au camp de Royallieu, ils partiront le 6 juillet 1942 avec le convoi des « 45000 » pour Auschwitz.

Les deux frères mourront, Albert le 19 septembre 1942 et Henri un mois après son frère le 18 novembre. Tous deux sont homologués « déporté politique » et la mention « mort en déportation est portée sur leur acte de décès.



Abraham Wajsbrot
(matricule 46312)

De nationalité polonaise, Abraham Wajsbrot est né le 18 novembre 1887 à Checzni en Pologne. Habitant au 3, cité Jandelle à Paris 19e, il est arrêté le 13 novembre 1940, et interné à la caserne des Tourelles, boulevard Mortier à Paris 20e dans le secteur des étrangers indésirables. Il est passible d’une expulsion du territoire français.

De là, plus tard, Il est amené au camp de la cité de la muette à Drancy en Seine-Saint-Denis.

Le 28 avril 1942, un transport de 784 internés juifs du camp de Drancy part pour le camp allemand de royallieu. Abraham Wajsbrot se trouve parmi eux. C’est dans ce camp qu’il est sélectionné comme otage et qu’il fera partie du groupe des 50 otages juifs désignés par les Allemands pour être déportés à Auschwitz. Ils partiront le 6 juillet 1942 avec le convoi des « 45000 », emportant également avec lui plus d’un millier d’otage désignés comme communistes.

Abraham Wajsbrot meurt à Auschwitz le 3 août 1942, moins d’un mois après son arrivée au camp. La mention « mort en déportation » figure sur son acte de décès.



Source : le livre La Résistance dans le 19e arrondissement édité par l’ANACR du 19e, et les archives recueillies par l’association MÉMOIRE VIVE.


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